Pâquerette (Bellis perennis, )



La pâquerette (Bellis perennis L., 1753) est une vivace herbacée des Asteraceae, indigène dans une grande partie de l'Europe et commune dans les pelouses françaises. Elle se reconnaît à sa rosette de feuilles spatulées, à ses hampes nues de 5 à 15 cm et à ses petits capitules blancs, parfois rosés, autour d'un disque jaune.
Lire la suitePâquerette commune, Pâquerette vivace, Petite marguerite, Daisy, Common daisy, English daisy et Lawn daisy
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Répartition mondiale
POWO/WCVP et Trefle placent Bellis perennis dans une aire native Madeira, Europe, Méditerranée et Asie centrale, avec la France en aire native. Les introductions nord-américaines et océaniques doivent être lues comme des situations locales de plante naturalisée ou adventice.
- Native5
- Introduite3
- France métropolitaine
- Corse
- Europe occidentale
- Madeira
- Asie centrale
- États-Unis
- Californie
- Nouvelle-Zélande
Hexagones: régions sourcées. Points verts: aire native. Statuts d'après POWO (Kew).
Identité
La pâquerette (Bellis perennis L.) est une espèce acceptée du genre Bellis, dans la famille des Asteraceae. WCVP/POWO rattache le nom à la publication de Linné dans Species Plantarum en 1753 et donne comme aire native Madeira, l'Europe, la région méditerranéenne et l'Asie centrale. 1 2
En français, les noms pâquerette, pâquerette commune, pâquerette vivace et petite marguerite désignent la même plante basse des pelouses. Les noms anglais common daisy, English daisy et lawn daisy insistent sur le même trait : une petite Asteraceae capable de fleurir dans un gazon court. 3 4
Le mot "pâquerette" évoque Pâques et la floraison printanière, mais il ne faut pas en faire un calendrier strict. Les sources françaises décrivent une floraison longue, souvent visible de la fin de l'hiver à l'automne, avec un pic très lisible au printemps. 5 4
Reconnaissance
Bellis perennis forme une rosette basale de feuilles spatulées à obovales, plus larges vers l'extrémité et souvent crénelées. Les hampes florales sont nues, courtes, et portent chacune un seul capitule. Cette architecture explique pourquoi la plante supporte bien la tonte modérée : le feuillage reste au ras du sol. 6 7
La "fleur" visible est un capitule, pas une fleur unique. Le disque central jaune est composé de petits fleurons tubulés ; la couronne blanche, parfois rose au revers, correspond à des fleurons ligulés. Les cultivars de massif peuvent amplifier ce caractère jusqu'à produire des capitules doubles ou pomponnés. 6 8
La confusion la plus utile à lever concerne la grande marguerite, Leucanthemum vulgare. Celle-ci dresse des tiges plus hautes et des capitules plus grands ; Bellis perennis reste une rosette de pelouse, souvent sous 15 cm, avec un capitule plus petit. 4 7
Taxonomie utile
Le repère stable est le binôme Bellis perennis L. WCVP donne le statut accepted, le rang species, la famille Asteraceae, le genre Bellis, l'auteur L. et l'année 1753. Trefle reprend le même statut accepté et renvoie aussi à WFO, IPNI, GBIF et POWO. 2 3
La synonymie est abondante parce que de nombreuses formes, variétés ou noms historiques ont été décrits. Parmi les noms rattachés à l'espèce acceptée figurent notamment Aster bellis, Bellis hortensis, Bellis pumila, Bellis perennis var. integrifolia, Bellis perennis var. prolifera et Bellis perennis f. discoidea. Ces noms ne doivent pas être lus comme des espèces actuelles séparées. 1 2
Le genre Bellis contient aussi Bellis sylvestris, la pâquerette des bois, plus méditerranéenne et automnale. Les anciens traitements qui ont rapproché B. sylvestris de B. perennis ne justifient pas de fusionner les deux pages : cette page traité seulement Bellis perennis. 2 4
Habitat et répartition
POWO/WCVP et Trefle placent la France dans l'aire native de Bellis perennis. Tela Botanica et la LPO décrivent une espèce familière des pelouses, prés, bords de chemins, jardins et lieux piétinés ou régulièrement tondus. 1 3 4
Cette écologie de rosette basse explique son succès dans les gazons frais : la tonte enlève les capitules mais épargne souvent la couronne de feuilles. Penn State et UC IPM la traitent comme une adventice de pelouse dans certains contextes nord-américains, surtout en gazon humide, fertile ou ouvert. 7 9
En France, les sources retenues traitent la pâquerette comme indigène et commune, pas comme espèce exotique envahissante. Hors de l'aire native, le statut peut être différent, notamment comme plante introduite ou adventice de gazon. 1 9 10
Cycle et reproduction
La pâquerette est une vivace herbacée. Elle persiste par une souche basse et peut former de petites colonies par courts rhizomes ou rosettes proches, tout en se ressemant lorsque les capitules arrivent à graines. Les sources de pelouse soulignent ce double levier : rosette protégée par la tonte et production de graines. 7 9
La floraison est longue en climat doux. Les sources françaises la signalent au printemps et souvent bien au-delà, tandis que les sources horticoles retiennent surtout l'intérêt printanier à estival du genre Bellis. Pour le jardinage en France, le meilleur résumé est donc : surtout printemps, possible presque toute l'année selon météo et tonte. 5 8
En culture, les formes sauvages se propagent surtout par semis ou division de rosettes. Les cultivars doubles de jardinerie sont souvent conduits comme bisannuelles ou vivaces brèves de massif, car ils sont choisis pour le capitule décoratif plus que pour la persistance longue en pelouse. 8 11
Usages et risques
L'usage principal est ornemental ou écologique à petite échelle : pelouse fleurie, prairie rase, bordure fraîche, potée printanière. Laisser quelques zones moins tondues permet de conserver les capitules pour les insectes, mais une pelouse à pâquerettes ne remplace pas une prairie diversifiée. 5 6
Des sources horticoles signalent des feuilles et fleurs comestibles, souvent pour garniture ou salade. La formulation reste prudente : seulement une plante bien identifiée, non traitée, récoltée loin des pollutions et consommée en petite quantité. Les usages médicinaux ou compléments ne sont pas conseillés. 6 10
La toxicité est un point de prudence, pas un feu vert. NC State signale des saponines, oxalates et tanins, avec un risque digestif ou de dermatite surtout en ingestion importante ou chez les personnes sensibles. La liste ASPCA ne fournit pas de ligne spécifique à Bellis perennis ; elle contient en revanche des "daisy" d'autres genres, dont certains toxiques. Le statut "non toxique" ne doit donc pas être repris sans nuance. 6 12
Pour les animaux domestiques, la conduite pratique est simple : ne pas présenter la pâquerette comme aliment, ne pas paniquer pour une exposition minime, et demander un avis vétérinaire si un animal mange une grande quantité ou présente vomissements, salivation, abattement ou irritation. 6 12
Variétés, confusions et plantes proches
Les cultivars de Bellis perennis sont des plantes de massif : capitules doubles, pomponnés, roses, rouges ou blancs, parfois feuillage panaché. RHS cite le genre Bellis comme vivace en rosette à feuilles en cuillère et capitules souvent doubles chez les cultivars ; les lignes locales RHS disponibles citent notamment 'Pink Buttons' et 'Aucubifolia'. La SNHF cite aussi 'Pomponette' parmi les types horticoles. 8 11 13
Les noms de vente comme Pomponette, Bellissima Red, Pink Buttons ou Aucubifolia doivent être traités comme noms horticoles, pas comme taxons sauvages. Un semis de pelouse blanc à coeur jaune et une potée rouge double peuvent donc appartenir à la même espèce, mais pas au même usage. 13 8 10
Les confusions sensibles sont surtout verbales. "Daisy" peut désigner Bellis, Leucanthemum, Chrysanthemum, Gerbera ou d'autres Asteraceae selon le pays et le commerce. Cette ambiguïté compte pour la sécurité : des chrysanthèmes appelés daisies peuvent être toxiques pour les animaux, alors que Bellis perennis ne relève pas du même genre. 12 6
Sources principales
- Plants of the World Online / Kew, Bellis perennis L.
- Tela Botanica eFlore, Bellis perennis L.
- LPO France, La pâquerette
- NC State Extension Gardener Plant Toolbox, Bellis perennis
- Penn State Extension, Lawn and Turfgrass Weeds: English Daisy
- University of California IPM, English daisy
- Royal Horticultural Society, Bellis
- Société Nationale d'Horticulture de France, Pâquerette
- ASPCA toxic and non-toxic plants list
Questions fréquentes
La pâquerette est-elle la même plante que la marguerite ?
Pas exactement. Bellis perennis est la petite pâquerette de pelouse ; Leucanthemum vulgare est la grande marguerite des prés, plus haute et à capitules plus grands.
Bellis perennis est-elle indigène en France ?
Oui dans les sources retenues : POWO/WCVP, Trefle et Tela Botanica incluent la France ou la flore française dans son aire de présence native.
La pâquerette est-elle comestible ?
Des sources horticoles signalent des feuilles ou fleurs comestibles, mais l'usage doit rester limité à de petites quantités, avec une plante bien identifiée et non traitée ; les plantes de pelouse traitée ne sont pas recommandées.
Est-elle toxique pour les animaux ?
Aucune ligne ASPCA spécifique à Bellis perennis n'a été trouvée dans les références retenues. Le statut reste prudent : ne pas laisser un animal manger une grande quantité et vérifier l'identification, car d'autres daisies appartiennent à des genres toxiques.
Pourquoi y a-t-il des pâquerettes dans une pelouse tondue ?
La rosette reste sous la hauteur de coupe et la plante peut refleurir rapidement. Une pelouse fraîche, courte et ouverte lui est favorable.
Bellis perennis est-elle invasive en France ?
Non : elle est traitée comme indigène en France. Elle peut être adventice de pelouse ou introduite ailleurs, mais ce n'est pas un statut invasif français.
Plantes similaires
Données botaniques compilées à partir de sources de référence (RHS, Kew Gardens, POWO). Le contenu de cette fiche est indicatif et ne remplace pas l'avis d'un botaniste ou d'un vétérinaire en cas de doute sur la toxicité.




