Pâquerette d'automne (Bellis sylvestris, )



La pâquerette d'automne (Bellis sylvestris Cirillo, 1792), aussi appelée pâquerette des bois ou pâquerette sylvestre, est une vivace herbacée des Asteraceae. Plus méditerranéenne et souvent plus robuste que la pâquerette commune (Bellis perennis), elle fleurit surtout de septembre à novembre dans les prés, pacages, pelouses et lisières claires du Midi.
Lire la suitePâquerette d'automne de Cirillo, Pâquerette des bois, Pâquerette sylvestre, Pâquerette sauvage, Garden daisy et Southern daisy
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Répartition mondiale
POWO donne une aire native méditerranéenne, avec la France et la Corse dans les régions natives, et une introduction signalée en Allemagne. En France, les descriptions classiques et les atlas régionaux la placent surtout dans les prés, pacages, pelouses, lisières et sous-bois clairs de la région méditerranéenne, avec des stations atlantiques ou corses à traiter localement.
- Native7
- Introduite1
- France méditerranéenne
- Corse
- Espagne
- Italie
- Portugal
- Afrique du Nord
- Méditerranée orientale
- Allemagne
Hexagones: régions sourcées. Points verts: aire native. Statuts d'après POWO (Kew).
Identité
La pâquerette d'automne (Bellis sylvestris Cirillo) est une vivace du genre Bellis, dans la famille des Asteraceae. POWO/Kew accepte le nom Bellis sylvestris Cirillo, publié dans Plantarum Rariorum Regni Neapolitani en 1792, et rattache l'espèce au biome subtropical méditerranéen. 1 2
En français, les noms utiles sont pâquerette d'automne, pâquerette des bois et pâquerette sylvestre. Tela Botanica normalise même "pâquerette d'automne de Cirillo", ce qui aide à éviter la confusion avec la pâquerette commune de pelouse, Bellis perennis. 3 4
Le nom "des bois" doit être compris avec nuance. La plante peut occuper des lisières et sous-bois clairs, mais les sources françaises la placent aussi dans les prés, pacages et pelouses méditerranéennes. Ce n'est donc pas une plante d'ombre fermée. 3 5
Reconnaissance
Le premier critère est le port : Bellis sylvestris reste une rosette vivace, mais elle est décrite comme plus robuste que B. perennis. Les hampes sont scapiformes, simples, nues ou presque, pubescentes, et montent souvent autour de 15 à 30 cm. 3 5
Les feuilles sont toutes radicales, grisâtrès par la pilosité, souvent presque veloutées. Leur limbe est oblong-obovale, plus allongé que chez la pâquerette commune, progressivement rétréci en pétiole, entier ou faiblement crénelé, avec trois nervures plus nettes. 3
Le capitule est le signal le plus visible en saison. Il est solitaire, plus grand que celui de Bellis perennis, atteignant ou dépassant 3 cm dans la description de Coste, avec un disque jaune et des ligules blanches à purpurines, souvent plus larges. 3 5
Taxonomie utile
Le repère stable est le binôme Bellis sylvestris Cirillo. POWO, GBIF et INPN le traitent comme une espèce, avec la famille Asteraceae, l'ordre Asterales et le genre Bellis. GBIF donne aussi le rang species et le TaxRef français associé le cd_nom et cd_ref 85745. 1 2 4
La synonymie explique les hésitations anciennes. POWO cite notamment Bellis perennis subsp. sylvestris et Brachyscome sylvestris comme synonymes homotypiques ; Tela Botanica cite aussi Bellis croatica et Bellis vallidula. Ces noms ne doivent pas être réactivés comme espèces séparées. 1 3
POWO reconnaît deux infraspécifiques acceptés sous Bellis sylvestris, dont subsp. pappulosa, native de Méditerranée occidentale. Pour un lecteur français, cela signifie surtout que certaines plantes à akènes munis de soies écailleuses peuvent relever de ce groupe, mais l'identification fine demande une flore locale. 1 6
Habitat et répartition
POWO donne une aire native méditerranéenne : France, Corse, Espagne, Italie, Balkans, Grèce, Turquie, Afrique du Nord et Méditerranée orientale figurent parmi les régions listées. La même source signale une introduction en Allemagne, ce qui montre l'intérêt de séparer aire native et présence horticole ou adventice. 1
En France, Tela Botanica reprend la description de Coste : prés et pacages de la région méditerranéenne, des Alpes-Maritimes aux Pyrénées-Orientales, avec mentions en Charente-Inférieure et en Corse. INPN rattache le taxon à la métropole, à des habitats terrestres, et aux statuts d'évaluation et de protection consultables sous le cd_nom 85745. 3 4
Les atlas régionaux affinent ce tableau. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, INFLORALHP la décrit comme sténoméditerranéenne, thermophile, héliophile à mésosciaphile, observée dans les pelouses, lisières et sous-bois clairs. Cette précision locale ne doit pas être extrapolée à toute la France, mais elle cadre bien l'écologie de terrain. 5
Dans le cadre méditerranéen français retenu par les sources taxonomiques, l'espèce est native et n'est pas traitée comme plante exotique envahissante française. Une présence hors aire peut demander une lecture territoriale différente. 1 4
Cycle et floraison
Bellis sylvestris est une vivace herbacée. POWO la donne comme perennial, RHS rattache le genre Bellis à des vivaces en rosette de feuilles en cuillère, et les sources françaises décrivent une souche vivace portant des hampes florales. 1 7 3
La floraison fait la différence avec la pâquerette commune. Tela Botanica retient septembre à novembre, avec une apparition possible à la fin de l'hiver ; INFLORALHP insiste sur novembre dans ses données départementales. C'est pourquoi "pâquerette d'automne" est le nom français le plus parlant. 3 5
Les fruits sont des akènes, comme chez beaucoup d'Asteraceae. La description de Coste mentionne une variation rare avec des akènes surmontés de soies écailleuses, correspondant au groupe B. pappulosa ; POWO le traite aujourd'hui comme subsp. pappulosa sous Bellis sylvestris. 3 6
Culture et gestion
Au jardin, Bellis sylvestris se traite comme une petite vivace de saison fraîche méditerranéenne. Elle demande une lumière franche ou une mi-ombre claire, un sol drainé qui reste un peu frais pendant la reprise, et peu d'engrais. Un sol trop riche favorise surtout les graminées concurrentes. 3 5
En pleine terre méditerranéenne, l'été peut correspondre à un ralentissement net. L'arrosage utile se concentre donc à la plantation, en pot, ou au retour des pluies d'automne. En contenant, le point faible est le contraste entre sécheresse longue et excès d'eau stagnante : le pot doit être drainé. 5 7
La gestion dépend du but. Pour observer la floraison, il faut éviter la tonte de septembre à novembre sur les zones où les rosettes sont présentes. Pour limiter une petite colonie dans une bordure, couper les capitules avant graines suffit souvent, puis arracher les rosettes excédentaires en sol humide. 3 5
Comestibilité, toxicité et confusions
La comestibilité doit rester prudente. Les références retenues ne donnent pas de validation alimentaire spécifique pour Bellis sylvestris ; Barari indique une comestibilité inconnue, et Tela Botanica affiche une mise en garde générale sur les usages des plantes. Il ne faut donc pas transférer automatiquement les usages parfois cités pour Bellis perennis. 8 3
Pour les animaux domestiques, le niveau reste prudent plutôt que confirmé comme non toxique. Aucune entrée ASPCA spécifique à Bellis sylvestris n'est disponible, et l'ASPCA rappelle que toute matière végétale peut provoquer vomissements ou troubles digestifs chez chiens et chats. Le statut reste donc à vérifier, avec conseil de prudence. 9
La confusion principale est Bellis perennis. Cette dernière est plus commune dans les pelouses fraîches, plus basse, avec des capitules plus petits et une floraison beaucoup plus longue, souvent associée au printemps. B. sylvestris est plus méditerranéenne, plus veloutée, plus robuste, et surtout automnale. 3 10
Les confusions verbales comptent aussi. "Daisy", "marguerite" ou "pâquerette" peuvent renvoyer à Bellis, Leucanthemum, Gerbera, Chrysanthemum ou d'autres Asteraceae selon le contexte. Pour la cueillette, la sécurité animale ou un achat horticole, le nom scientifique reste le repère à vérifier. 2 9
Sources principales
- Plants of the World Online / Kew, Bellis sylvestris Cirillo
- Tela Botanica eFlore, Bellis sylvestris Cirillo
- INPN, Bellis sylvestris Cirillo, 1792, cd_nom 85745
- GBIF Backbone Taxonomy, Bellis sylvestris Cirillo
- Royal Horticultural Society, Bellis sylvestris
- INFLORALHP, Bellis sylvestris Cirillo, 1792
- Barari Flora Taxonomy, Bellis sylvestris Cirillo
- ASPCA, Toxic and Non-Toxic Plants List
Questions fréquentes
Bellis sylvestris est-elle la même plante que Bellis perennis ?
Non. Les deux espèces sont proches, mais Bellis sylvestris est traitée comme espèce acceptée par POWO et GBIF. Elle est plus méditerranéenne, souvent plus robuste, à feuilles plus veloutées et floraison surtout automnale.
Pourquoi l'appelle-t-on pâquerette d'automne ?
Parce que les descriptions françaises classiques retiennent une floraison principale de septembre à novembre, avec quelques apparitions possibles en fin d'hiver.
Est-elle indigène en France ?
Oui dans les sources retenues, mais surtout dans le cadre méditerranéen et corse. Les stations régionales doivent être lues avec les atlas locaux.
Peut-on la manger comme la pâquerette commune ?
La consommation n'est pas recommandée. Les références retenues ne donnent pas de validation alimentaire spécifique pour Bellis sylvestris, et l'usage de Bellis perennis ne doit pas être transféré automatiquement.
Est-elle toxique pour les chats et chiens ?
Aucune source spécifique solide n'a été trouvée pour classer Bellis sylvestris comme sûre ou toxique. Le statut reste donc prudent et rappelle que toute matière végétale peut provoquer des troubles digestifs chez chiens et chats.
Est-elle invasive en France ?
Non. Elle est considérée comme native dans les sources taxonomiques consultées ; son enjeu français est plutôt la bonne identification et le contexte régional.
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Données botaniques compilées à partir de sources de référence (RHS, Kew Gardens, POWO). Le contenu de cette fiche est indicatif et ne remplace pas l'avis d'un botaniste ou d'un vétérinaire en cas de doute sur la toxicité.




