Prunier myrobolan (Prunus cerasifera, Ehrh. 1785)

Le prunier myrobolan (Prunus cerasifera Ehrh.), aussi appelé prunier-cerise ou simplement myrobolan, est un arbre caduc de la famille des Rosaceae, originaire du sud-est de l'Europe jusqu'en Asie centrale et à l'Himalaya occidental. Il compte parmi les tout premiers arbres à fleurir au printemps, souvent dès la mi-février, et sert aussi bien de haie champêtre que de porte-greffe pour d'autres pruniers cultivés.

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Nom scientifiquePrunus cerasifera
GenrePrunus
OrdreRosales

Prunier myrobolan, Myrobolan, Prunier-cerise, Prunier myrobalan, Cherry plum et Myrobalan plum

Identité
Toxicité
Prudence : humains, dont enfants · Toxique : chats, chiens et chevaux
Niveau d'entretien
Modéré
Type de plante
Petit arbre · Arbre fruitier · Haie champêtre
Type de feuilles
Caduc
Durée de vie
Vivace
Pays d'origine
Balkans et Europe du Sud-EstCaucase et Asie centraleHimalaya occidental
Habitat
Haies champêtres, lisières, friches et bords de routes ; cultivé en isolé, en haie taillée ou comme porte-greffe de verger
Saisonnalité
Floraison
HiverPrintemps
Récolte
Été
Croissance
Dormance
Dormant en hiver
Vitesse de croissance
7/10
Temps de maturation
Première floraison dès 3-5 ans ; fructification irrégulière selon climat
Multiplication
Semis, Bouturage, Greffe
Climat & Eau
Température
Rusticité
Résistance au vent
< 20 km/h
Humidité
35–70 %
Arrosage
Très peu
Peu
Modéré
Élevé
Très élevé
Tolérance à la sécheresse
Non
Sol
Types de sol
Terre franche, Argile, Craie, Sol drainé
Sol salin
Non toléré
Lumière & Emplacement
Exposition lumineuse

Acceptez quelques heures de soleil direct par jour, plutôt matin ou soir.

Plein soleil, meilleure floraison qu'à la mi-ombre
Extérieur
Pleine terre, Massif plein soleil, Haie champêtre
Pots
Pleine terre, Grand bac
Apparence
Hauteur400–1000 cmÉtalement400–800 cm
Feuilles
VertViolet
Prunus cerasifera — feuilles 1
Prunus cerasifera — feuilles 2
Prunus cerasifera — feuilles 3
Prunus cerasifera — feuilles 4
Fleurs
BlancRoseTaille1.5–2.5 cm
Prunus cerasifera — fleurs 1
Prunus cerasifera — fleurs 2
Prunus cerasifera — fleurs 3
Prunus cerasifera — fleurs 4
Prunus cerasifera — fleurs 5
Fruits
RougeJauneVioletTaille2–3 cm
Prunus cerasifera — fruits 1
Prunus cerasifera — fruits 2
Prunus cerasifera — fruits 3
Prunus cerasifera — fruits 4
Prunus cerasifera — fruits 5
Port
Prunus cerasifera — port 1
Prunus cerasifera — port 2
Prunus cerasifera — port 3
Prunus cerasifera — port 4
Prunus cerasifera — port 5
Écorce
MarronRouge
Prunus cerasifera — écorce 1
Prunus cerasifera — écorce 2
Prunus cerasifera — écorce 3
Prunus cerasifera — écorce 4
Prunus cerasifera — écorce 5

Répartition mondiale

POWO/WCVP situe l'aire native du prunier myrobolan du sud-est de l'Europe jusqu'en Asie centrale et à l'Himalaya occidental. Hors de cette aire, l'espèce est largement plantée en Europe de l'Ouest et s'est naturalisée par endroits, notamment en Amérique du Nord et en Australie du Sud-Est, sans statut envahissant publié pour la France.

  • Native3
  • Introduite3
  • Envahissante1
  • Balkans et Europe du Sud-Est
  • Caucase et Asie centrale
  • Himalaya occidental
  • France
  • Royaume-Uni
  • États-Unis
  • Australie du Sud-Est

Hexagones : régions de présence. Points verts : aire native.1

Identité

Le prunier myrobolan (Prunus cerasifera Ehrh., 1785), aussi appelé prunier-cerise ou simplement myrobolan, est un arbre caduc du genre Prunus, dans la famille des Rosaceae. POWO le retient comme nom accepté, publié par Ehrhart en 1785, avec une aire native qui s'étend du sud-est de l'Europe à l'Asie centrale et à l'Himalaya occidental. Rustique jusqu'à −20 °C (zone USDA 5-8), le prunier myrobolan forme le plus souvent un arbre de 4 à 10 m de haut, selon la taille reçue et le porte-greffe utilisé. 1

Le nom myrobolan vient du grec ancien muron (parfum) et balanos (gland) : il désignait d'abord des fruits séchés vendus en pharmacie, avant de devenir le nom usuel de cette espèce en français. Prunier-cerise et l'anglais cherry plum décrivent, eux, la silhouette du fruit : une petite drupe ronde qui évoque davantage une cerise qu'une prune classique. 8

Reconnaissance

Le prunier myrobolan compte parmi les tout premiers arbres à fleurir au printemps en Europe : RHS signale une floraison qui démarre souvent dès la mi-février, avant même l'ouverture des feuilles. Les fleurs, blanches ou rose pâle, portent cinq pétales et mesurent environ 2 cm de diamètre ; elles apparaissent solitaires ou en petits bouquets sur le bois de l'année précédente. 2 8

À l'état sauvage, l'arbre atteint 8 à 12 m et reste souvent buissonnant, parfois épineux. Les sujets cultivés en isolé ou en haie, eux, restent plus compacts, entre 4 et 10 m, avec des rameaux presque toujours lisses chez les cultivars pourpres. Les feuilles simples, ovales et finement dentées sont duveteuses sous le limbe, le long des nervures ; de nombreux cultivars remplacent le vert franc de l'espèce sauvage par un feuillage pourpre ou rouge. 4 8

Le fruit, une drupe ronde de 2 à 3 cm à peau lisse, mûrit du jaune au rouge entre juillet et septembre. La récolte reste rarement abondante en climat tempéré frais : l'espèce est donc surtout plantée pour ses fleurs et son feuillage, pas pour ses fruits. 2 4

Taxonomie utile

La position taxonomique de Prunus cerasifera reste discutée. Trees and Shrubs Online rappelle que l'espèce n'est connue qu'en culture et qu'elle descendrait de Prunus divaricata, considéré par certains auteurs comme la forme réellement sauvage ; les deux noms se recoupent largement dans les flores anciennes. 8

Parmi les synonymes botaniques les plus rencontrés figurent Prunus divaricata Ledeb., Prunus myrobalana (L.) Desf. et Prunus domestica subsp. cerasifera (Ehrh.) Arcang., qui rattache parfois l'espèce au prunier cultivé. 1

Le nom de cultivar 'Pissardii' mérite une attention particulière : il circule à la fois comme synonyme botanique ancien, Prunus pissardii Carrière, et comme étiquette commerciale toujours utilisée pour les formes à feuillage pourpre. Le repère stable reste le binôme Prunus cerasifera. 1 8

Habitat et répartition

POWO situe l'aire native du prunier myrobolan du sud-est de l'Europe jusqu'en Asie centrale et à l'Himalaya occidental, en climat tempéré. 1

Hors de son aire native, le prunier myrobolan est très largement planté et s'est naturalisé dans plusieurs régions. PFAF le signale couramment installé en haies au Royaume-Uni, bien que rarement naturalisé de façon spontanée, tandis que NC State Extension mentionne des populations naturalisées dans le nord-est et l'ouest des États-Unis, issues de semis échappés de jardins. 5 6

En Australie du Sud-Est, les formes à feuillage pourpre introduites à la fin du XIXᵉ siècle se sont échappées des jardins et des rues plantées. L'espèce y est aujourd'hui considérée comme une adventice modérément envahissante en lisière de zones urbaines, avec des populations naturalisées observées en Nouvelle-Galles du Sud dès 1935. 9

Cycle, floraison et fruit

Le cycle démarre par une floraison précoce, souvent avant l'ouverture des feuilles : ce décalage expose les fleurs aux gelées tardives de fin d'hiver. La pollinisation dépend des insectes actifs dès la fin février, ce qui fait du prunier myrobolan une ressource précoce pour les pollinisateurs, avant la plupart des autres arbres de haie. 2

Après la nouaison, le fruit met plusieurs mois à mûrir, du jaune-vert en début d'été au rouge ou au pourpre foncé entre juillet et septembre, selon le cultivar. Le noyau, lui, reste dur et souvent adhérent à la chair chez de nombreuses formes horticoles : les pruniers domestiques, sélectionnés pour un noyau libre, s'en distinguent nettement. 4

Multiplié par semis, le prunier myrobolan redonne un arbre proche de la forme sauvage, jamais une copie fidèle d'un cultivar nommé. Les formes pourpres et les sujets destinés au porte-greffe se propagent donc par bouturage ou par greffage, seules méthodes qui reproduisent fidèlement le cultivar d'origine. 6

Usages et toxicité

Le prunier myrobolan est surtout planté pour l'ornement et l'usage champêtre : haie taillée ou libre, isolé de petit jardin, ou porte-greffe pour d'autres pruniers cultivés. NC State signale une croissance rapide mais un bois cassant, qui limite la longévité de l'arbre en situation exposée au vent. 6 4

La chair du fruit mûr est comestible, avec un goût sucré mais souvent farineux selon PFAF. Les graines contenues dans le noyau libèrent, elles, de l'acide cyanhydrique si elles sont broyées ou mâchées : un trait partagé par tout le genre Prunus, pas une particularité de cette seule espèce. 5

Chez les animaux, l'ASPCA classe le prunier parmi les plantes toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux : les glycosides cyanogènes se concentrent dans les tiges, les feuilles et les graines, avec un risque accru pendant le flétrissement du feuillage. Les signes cliniques associent muqueuses rouge brique et pupilles dilatées, parfois jusqu'à une détresse respiratoire. Face à ce type d'exposition, un avis vétérinaire s'impose sans délai, sans attendre l'apparition de tous les symptômes. 7

Variétés, confusions et plantes proches

Le cultivar 'Pissardii' a été rapporté de Perse en 1880 par le jardinier Pissard, au service du chah, avant d'être diffusé dans les parcs français ; c'est l'ancêtre de la plupart des pruniers d'ornement à feuillage pourpre encore vendus aujourd'hui. Le cultivar 'Nigra', au feuillage plus sombre et aux fleurs roses, a reçu l'Award of Garden Merit de la RHS en 1928. 'Thundercloud' et 'Newport' complètent l'offre commerciale nord-américaine, avec un feuillage rouge à pourpre. 8 3

Les confusions les plus fréquentes concernent :

  • Le prunellier (Prunus spinosa) est plus buissonnant et plus épineux que le prunier myrobolan, avec des fruits nettement plus petits et âpres ;
  • Le prunier cultivé (Prunus domestica) porte des fruits plus gros que le myrobolan, avec un noyau souvent libre plutôt qu'adhérent ;
  • Les cerisiers ornementaux à feuillage pourpre fleurissent généralement plus tard dans la saison que le prunier myrobolan.

Pour distinguer ces espèces en un coup d'œil, le repère le plus fiable reste la floraison précoce du myrobolan, avant les feuilles, avec des fleurs solitaires ou peu groupées, non en bouquets denses.

Sources principales

Questions fréquentes

Le prunier myrobolan est-il comestible ?

La chair du fruit mûr est comestible et sucrée, quoique parfois farineuse selon PFAF. Ce statut alimentaire concerne uniquement la chair du fruit, pas le noyau ni les autres parties de la plante.

Le prunier myrobolan est-il toxique pour les chiens et les chats ?

Oui pour la plante dans son ensemble : l'ASPCA classe le prunier parmi les plantes toxiques pour chiens, chats et chevaux, à cause des glycosides cyanogènes présents dans les noyaux, les feuilles et les tiges, surtout en période de flétrissement.

Pourquoi certains pruniers myrobolans ont-ils un feuillage pourpre ?

Le feuillage pourpre vient de cultivars comme 'Pissardii' ou 'Nigra', apparus par mutation ou sélection à partir de l'espèce sauvage à feuillage vert. Ils sont choisis pour leur intérêt ornemental, pas pour la production de fruits.

Le prunier myrobolan est-il envahissant ?

Aucun statut envahissant n'est publié pour la France, où l'espèce est surtout naturalisée en haies. En Australie du Sud-Est en revanche, les formes échappées de jardin sont considérées comme une adventice modérément envahissante en lisière urbaine.

Comment distinguer le prunier myrobolan du prunellier ?

Le prunellier, Prunus spinosa, est plus buissonnant, très épineux et produit de petits fruits âpres. Le prunier myrobolan fleurit plus tôt, porte des fruits plus gros et ses cultivars sont rarement épineux.

Le prunier myrobolan sert-il de porte-greffe ?

Oui, l'espèce et ses formes proches sont utilisées comme porte-greffe pour d'autres pruniers cultivés, en particulier pour contrôler la vigueur et faciliter la reprise en jeune verger.

D'où vient le nom myrobolan ?

Le nom vient du grec ancien muron, parfum, et balanos, gland ; il désignait autrefois des fruits séchés utilisés en pharmacie avant de devenir le nom courant de cette espèce en français.

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