Kapokier rouge (Bombax ceiba, L. 1753)

Le kapokier rouge (Bombax ceiba) est un grand arbre caduc des Malvaceae, originaire de l'Asie tropicale et subtropicale, du Pakistan et de l'Inde jusqu'au sud de la Chine, à l'Asie du Sud-Est et au nord de l'Australie. Il perd tout son feuillage avant de fleurir, portant ses grandes fleurs rouge orangé sur des branches entièrement nues, puis produit des capsules remplies d'une bourre blanche et soyeuse proche du kapok.

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Nom scientifiqueBombax ceiba
GenreBombax
OrdreMalvales

Kapokier rouge, Fromager rouge, Bombax rouge, Cotonnier rouge, Red silk-cotton tree et Semal

Identité
Toxicité
Non toxique pour l'humain et les animaux domestiques
Niveau d'entretien
Faible
Type de plante
Type de feuilles
Caduc
Durée de vie
Vivace
Pays d'origine
IndePakistanChineThaïlandeViêt NamPhilippinesPapouasie-Nouvelle-GuinéeAustralie
Habitat
Forêts tropicales décidues, vallées sèches et savanes du sud de la Chine, jusqu'à 1 400 m d'altitude
Saisonnalité
Floraison
HiverPrintemps
Récolte
Printemps
Croissance
Dormance
Dormant en hiver
Vitesse de croissance
7/10
Temps de maturation
Floraison après plusieurs années ; croissance rapide les premières saisons
Multiplication
Semis, Bouturage
Climat & Eau
Température
Rusticité
Résistance au vent
40–60 km/h
Humidité
40–80 %
Arrosage
Très peu
Peu
Modéré
Élevé
Très élevé
Tolérance à la sécheresse
Oui
Sol
Types de sol
Sol drainé, Sol léger sableux
Sol salin
Non toléré
Lumière & Emplacement
Exposition lumineuse

Placez en plein soleil, lumière directe intense toute la journée.

Plein soleil strict
Intérieur
Véranda, Serre chaude
Distance fenêtre
En pot jeune, à moins de 50 cm d'une baie plein sud
Extérieur
Massif plein soleil
Pots
Terre cuite, Grand bac
Apparence
Hauteur1500–2500 cmÉtalement800–1500 cm
Feuilles
Vert
Bombax ceiba — feuilles 1
Bombax ceiba — feuilles 2
Bombax ceiba — feuilles 3
Bombax ceiba — feuilles 4
Bombax ceiba — feuilles 5
Fleurs
RougeOrangeTaille7–12 cm
Bombax ceiba — fleurs 1
Bombax ceiba — fleurs 2
Bombax ceiba — fleurs 3
Bombax ceiba — fleurs 4
Bombax ceiba — fleurs 5
Fruits
VertMarron
Bombax ceiba — fruits 1
Bombax ceiba — fruits 2
Bombax ceiba — fruits 3
Bombax ceiba — fruits 4
Bombax ceiba — fruits 5
Port
Bombax ceiba — port 1
Bombax ceiba — port 2
Bombax ceiba — port 3
Bombax ceiba — port 4
Bombax ceiba — port 5
Écorce
Marron
Bombax ceiba — écorce 1
Bombax ceiba — écorce 2
Bombax ceiba — écorce 3
Bombax ceiba — écorce 4
Bombax ceiba — écorce 5

Répartition mondiale

L'aire native de Bombax ceiba couvre l'Asie tropicale et subtropicale, du Pakistan et de l'Inde jusqu'au sud de la Chine, à l'Asie du Sud-Est insulaire et au nord de l'Australie. L'espèce est très largement plantée en alignement dans toute cette zone ; en France métropolitaine, elle n'existe qu'en serre ou en collection botanique, faute de climat compatible.

  • Native8
  • Inde
  • Pakistan
  • Chine méridionale
  • Thaïlande
  • Viêt Nam
  • Philippines
  • Papouasie-Nouvelle-Guinée
  • Australie (nord)

Hexagones : régions de présence. Points verts : aire native.1

Identité

Le kapokier rouge (Bombax ceiba L., 1753), aussi appelé fromager rouge ou bombax rouge, est un grand arbre caduc du genre Bombax, rattaché aux Malvaceae dans la sous-famille des Bombacoideae. Sur le terrain, un seul repère suffit à le reconnaître : le kapokier rouge fleurit sur du bois entièrement nu, de février à avril, avec des fleurs charnues de 7 à 12 cm de diamètre. 1 2 3

Le nom anglais red silk-cotton tree, ou plus ambigument kapok, entretient une confusion fréquente avec Ceiba pentandra, le vrai kapokier américain aux fleurs blanches : les deux espèces partagent une fibre soyeuse voisine, extraite du fruit, mais appartiennent à des genres distincts. 2

En Chine méridionale, l'arbre est surnommé 英雄树, « l'arbre-héros », un nom qui renvoie à ses fleurs écarlates portées bien droit sur des branches encore nues ; la fleur est devenue l'emblème floral officiel de la ville de Guangzhou. 6

Reconnaissance

Le tronc signale l'espèce avant même sa floraison : il porte, à l'état jeune, de nombreuses épines coniques épaisses qui s'estompent progressivement avec l'âge, un repère utile pour distinguer un sujet immature d'un vieux spécimen à écorce presque lisse. L'arbre atteint couramment 18 à 23 m en culture, avec des mentions ponctuelles jusqu'à 40 m en forêt tropicale humide très favorable. 3 4

Les feuilles sont palmées, composées de 5 à 7 folioles lancéolées et coriaces, portées par un long pétiole flexible ; elles tombent entièrement avant la floraison, si bien que l'arbre fleurit à nu, branches dépouillées. 6 3

Les fleurs, charnues et en coupe, mesurent 7 à 12 cm de diamètre, avec cinq pétales rouge vif à rouge orangé et une touffe centrale d'étamines jaunes. Les fleurs apparaissent de février à avril, seules ou en petits groupes, et durent environ un mois par arbre. 3 6

Le fruit forme une capsule ligneuse d'environ 13 cm, verte puis brune à maturité, qui s'ouvre en avril-mai pour libérer des graines noires enrobées d'une bourre blanche et soyeuse portée par le vent. 6 3

Taxonomie utile

Le nom accepté est Bombax ceiba L., mais la littérature indienne et chinoise a longtemps utilisé le synonyme Bombax malabaricum DC., encore présent dans de nombreuses publications botaniques et médicales anciennes. D'autres synonymes homotypiques circulent, notamment Salmalia malabarica (DC.) Schott & Endl. et Gossampinus malabarica (DC.) Merr. 1 2

Un piège fréquent tient à l'homonymie : Bombax ceiba Burm.f., publié en 1768, correspond en réalité à une application erronée du nom, tandis que le nom valide reste celui publié par Linné en 1753. La variété Bombax ceiba var. leiocarpum A.Robyns, aux capsules glabres et décrite en Chine, reste rattachée à la même espèce. 1

Habitat et répartition

L'aire native couvre l'Asie tropicale et subtropicale, du Pakistan et de l'Inde jusqu'au sud de la Chine, à l'Asie du Sud-Est et au nord de l'Australie, en passant par le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande, le Viêt Nam, les Philippines et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. 1 6

L'espèce pousse en forêt tropicale décidue humide, mais aussi dans des vallées sèches et des savanes du sud de la Chine, jusqu'à 1 400 m d'altitude. Largement planté en alignement urbain dans toute l'Asie tropicale, il n'existe en France métropolitaine qu'en serre ou en collection botanique, faute de rusticité suffisante. 4

Le statut de conservation reste préoccupation mineure selon l'évaluation de l'UICN, malgré une pression locale liée à la perte d'habitat et à la collecte de la fibre de kapok dans certaines régions. 7

Cycle et reproduction

La croissance suit deux poussées annuelles bien distinctes en Inde, une au printemps et une seconde pendant la mousson d'été ; ce rythme biphasé explique la croissance rapide de l'arbre, malgré la longue pause hivernale sans feuillage. 6

La floraison, portée par un arbre entièrement nu, attire abeilles et oiseaux nectarivores, un contraste saisonnier qui facilite la pollinisation en l'absence de feuillage concurrent. Les capsules mûres s'ouvrent en avril-mai et dispersent, par le vent, des graines enrobées de bourre flottante sur de longues distances. 6

La multiplication se fait par semis, sans prétraitement obligatoire : la germination intervient en 10 à 25 jours, un trempage de 12 heures dans l'eau tiède améliorant simplement le taux de levée. Le bouturage de bois semi-aoûté reste une alternative possible, mais peu utilisée en pratique. 5

Usages et risques

La bourre soyeuse des graines, proche du vrai kapok, a longtemps garni oreillers et matelas, puis gilets de sauvetage, grâce à des fibres à la fois isolantes et imperméables, assez légères pour flotter. L'écorce interne fournit une fibre à cordage, et la gomme du tronc, connue sous le nom de « gomme du Malabar », est une colle traditionnelle localement utilisée. 5

Plusieurs parties se consomment en Asie. Le calice de la fleur bourgeonnante était traditionnellement mangé comme légume en Inde, tandis que les jeunes feuilles et les racines se cuisinent également. Les graines torréfiées, elles, fournissent une huile alimentaire. En Thaïlande, le cœur séché de la fleur entre dans la composition du curry kaeng khae et de la soupe épicée nam ngiao. 5 6

Aucune toxicité n'est documentée chez l'humain, le chat ou le chien ; le statut chez le cheval reste simplement non renseigné faute de données. Le principal risque reste mécanique : les épines coniques du jeune tronc peuvent blesser lors de la manipulation ou de la taille. 3

Variétés, confusions et plantes proches

L'espèce n'a pas de cultivars horticoles stabilisés comme les plantes d'ornement classiques ; seule la variété botanique leiocarpum, aux fruits glabres, est reconnue en Chine. 1

Les confusions les plus fréquentes concernent :

  • Ceiba pentandra, le vrai kapokier, porte des fleurs blanches et pousse en Amérique tropicale ; le nom anglais partagé silk-cotton tree entretient la confusion entre les deux arbres ;
  • Bombax buonopozense Pellegr. & Vuillet pousse en Afrique de l'Ouest et porte des fleurs rouges très proches de celles du kapokier rouge ;
  • Bombax insigne Wall. pousse en Asie du Sud et se distingue par des fleurs plus grandes et plus pâles.

Le nom scientifique reste plus stable que les noms vernaculaires, qui varient d'un pays à l'autre, et demeure le repère le plus fiable pour trancher entre ces espèces dont le port, la floraison et l'usage de la fibre se ressemblent fortement. 2

Sources principales

Questions fréquentes

Le Bombax ceiba est-il le même arbre que le kapokier Ceiba pentandra ?

Non. Les deux espèces produisent une fibre similaire et partagent le nom anglais silk-cotton tree, mais Bombax ceiba a des fleurs rouges et une origine asiatique, tandis que Ceiba pentandra a des fleurs blanches et une origine américaine.

Le Bombax ceiba est-il toxique ?

Non. Aucune toxicité n'est documentée chez l'humain, le chat ou le chien ; le statut chez le cheval reste simplement non renseigné faute de données. Plusieurs parties, comme les jeunes feuilles et les graines torréfiées, sont même traditionnellement consommées en Asie.

Pourquoi le Bombax ceiba fleurit-il sans aucune feuille ?

Parce que l'espèce est caduque et perd tout son feuillage avant la floraison. Cette stratégie met les fleurs en évidence pour les oiseaux et les abeilles, sans concurrence du feuillage.

Quelles plantes confond-on avec Bombax ceiba ?

Les confusions les plus fréquentes concernent Ceiba pentandra, le vrai kapokier aux fleurs blanches, Bombax buonopozense, l'espèce ouest-africaine équivalente, et Bombax insigne, une espèce sud-asiatique voisine.

À quoi sert la bourre des capsules de Bombax ceiba ?

Cette bourre soyeuse, proche du kapok, a longtemps garni oreillers, matelas et gilets de sauvetage pour ses qualités isolantes, imperméables et flottantes, avant d'être largement remplacée par des matériaux synthétiques.

D'où vient le Bombax ceiba ?

Son aire native couvre l'Asie tropicale et subtropicale, du Pakistan et de l'Inde jusqu'au sud de la Chine, à l'Asie du Sud-Est et au nord de l'Australie. L'espèce est largement plantée en dehors de cette aire, notamment en alignement urbain.

Le Bombax ceiba est-il menacé ?

Non. L'espèce est classée en préoccupation mineure par l'UICN, malgré une pression locale liée à la perte d'habitat et à la collecte de la fibre dans certaines régions.

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