Lamier pourpre (Lamium purpureum, )
Le lamier pourpre (Lamium purpureum) est une petite annuelle des Lamiaceae, originaire d'Europe et d'Asie tempérée. Malgré son nom, ce n'est pas une ortie — ses feuilles pourpres au sommet et ses fleurs roses en épi ornent talus, jardins et bords de chemins dès la fin de l'hiver, sans jamais piquer.
Lire la suiteLamier pourpre, Ortie rouge, Fausse ortie pourpre, Red dead-nettle, Purple dead-nettle et Purple archangel
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Taken Apr 16, 2022 by Andrzej Konstantynowicz (cc-by-sa)
Taken Mar 29, 2021 by Mar Llopis (cc-by-sa)
Taken Feb 22, 2017 by Jean-René Girardeau (cc-by-sa)
Taken Apr 10, 2021 by Alain Bigou (cc-by-sa)
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Répartition mondiale
POWO situe l'aire native de Lamium purpureum en Macaronésie, en Méditerranée et à travers l'Europe jusqu'en Sibérie occidentale. L'espèce a ensuite été largement introduite avec les cultures et se retrouve aujourd'hui naturalisée en Amérique du Nord, en Asie de l'Est et en Océanie, où elle reste avant tout une adventice des terrains cultivés et des pelouses.
- Native4
- Introduite3
- Europe
- Bassin méditerranéen
- Macaronésie
- France
- États-Unis
- Canada
- Japon
Hexagones : régions de présence. Points verts : aire native.1
Identité
Le lamier pourpre (Lamium purpureum L., 1753), aussi appelé ortie rouge ou fausse ortie pourpre, est une petite annuelle de la famille des Lamiaceae décrite par Linné dans son Species Plantarum. POWO et l'IPNI confirment ce nom accepté, sans synonymie contestée majeure. 1 7
Le nom de genre Lamium vient du grec ancien laimos, la gorge, qui décrit la corolle tubulaire évasée en forme de gosier caractéristique des Lamiaceae. Lamium purpureum en est l'espèce type : Linné l'a désignée en 1753 comme référence pour définir les caractères du genre entier. 2
Malgré ses noms communs, la plante n'a aucun lien de parenté avec les orties du genre Urtica (famille des Urticaceae). Le suffixe « fausse » ou l'adjectif anglais dead (mort) dans dead-nettle signalent justement l'absence de poils urticants : on peut froisser son feuillage sans risque de piqûre. 2
Reconnaissance
Lamium purpureum forme une touffe basse à tiges carrées dressées, typiques des Lamiaceae, mesurant 5 à 20 cm, rarement jusqu'à 40 cm. Les feuilles, longues de 2 à 4 cm, sont pétiolées, ridées et gaufrées, aux marges ondulées à dentées ; elles restent vertes à la base de la tige et virent au pourpre-violacé sur les feuilles sommitales, proches de l'inflorescence. 2 4
Les fleurs sont tubulaires, rose-pourpre vif, à cinq pétales soudés formant une lèvre supérieure en capuche et une lèvre inférieure à deux lobes. Elles se groupent par trois à six à l'aisselle des feuilles supérieures et s'ouvrent presque toute l'année en climat doux, avec un pic net de la fin de l'hiver au printemps. 2
Le repère le plus fiable pour éviter une confusion reste le pétiole : chez Lamium purpureum, les feuilles du sommet restent nettement pétiolées, tandis que chez son proche parent Lamium amplexicaule (lamier amplexicaule), elles embrassent directement la tige, sans pétiole visible. Les cotylédons diffèrent aussi : ovales et glabres chez L. purpureum, plutôt arrondis chez L. amplexicaule. 5
Taxonomie utile
Lamium purpureum appartient à la sous-famille des Lamioideae, aux côtés de la lamier blanc (Lamium album) et du lamier amplexicaule. POWO reconnaît plusieurs variétés botaniques acceptées au sein de l'espèce, dont var. incisum, aux feuilles plus profondément découpées, et var. moluccellifolium, présente en Europe de l'Ouest. 1
Un seul synonyme homotypique est retenu par POWO : Lamiopsis purpurea (L.) Opiz, un nom de reclassement générique aujourd'hui abandonné. Le nombre chromosomique de l'espèce est 2n = 18, une donnée stable rapportée par les référentiels floristiques français. 1 6
Cette stabilité taxonomique contraste avec la confusion de terrain fréquente entre Lamium purpureum et Lamium amplexicaule : les deux espèces partagent le même habitat rudéral et la même silhouette générale, ce qui explique pourquoi le nom scientifique reste le repère le plus sûr malgré des noms vernaculaires parfois superposés. 5
Habitat et répartition
POWO situe l'aire native de l'espèce en Macaronésie, dans le bassin méditerranéen et à travers l'Europe jusqu'en Sibérie occidentale. Elle occupe prairies, lisières, talus et bords de chemins, mais colonise tout aussi bien les jardins cultivés et les sols remaniés, en tolérant l'argile lourde comme les sols sablo-limoneux. 1 4
Diffusée avec les cultures depuis des siècles, l'espèce est aujourd'hui naturalisée en Amérique du Nord, notamment dans l'est et l'ouest des États-Unis et au Canada, ainsi qu'en Asie de l'Est. Dans ces régions d'introduction, elle reste avant tout une adventice commune des terrains cultivés, des pelouses et des jardins, sans statut d'espèce réglementée. 4 2
En France, où elle est indigène, la plante est présente sur l'ensemble du territoire, y compris en Corse ; elle ne figure pas parmi les espèces invasives suivies et sa présence en pelouse ou en bordure de potager est considérée comme une composante ordinaire de la flore rudérale. 6
Cycle et reproduction
Lamium purpureum est une annuelle au cycle court, avec germination possible à l'automne comme en tout début de printemps selon le climat. Les graines germent en tapis dense, souvent en quelques semaines, et la plante peut fleurir dès quatre à six semaines après la levée. 2
La reproduction se fait uniquement par graines, jamais par voie végétative. Chaque fleur pollinisée produit plusieurs nutlets porteurs d'un élaïosome qui attire les fourmis, favorisant une dispersion locale au-delà de la simple chute au sol sous le pied mère. 2
Le cycle se termine brutalement avec la chaleur estivale : la plante jaunit et se dessèche en quelques semaines, laissant place à un stock de graines au sol qui assure la ressemée de la génération suivante dès l'automne. Cette disparition estivale n'est pas un signe de maladie mais le terme normal du cycle annuel de l'espèce. 3
Usages et risques
Le lamier pourpre est comestible : les jeunes pousses et feuilles se consomment crues en salade ou cuites comme légume de printemps, et les fleurs peuvent être cristallisées au sucre. Plants For A Future lui attribue une note d'usage médicinal traditionnel modeste, avec des propriétés astringentes et diaphorétiques rapportées, sans validation clinique moderne systématique. 3 2
Aucune toxicité n'est documentée pour l'humain ni pour les animaux domestiques : ni Plants For A Future ni Cornell CALS ne signalent de risque connu, et l'espèce contraste sur ce point avec le lamier amplexicaule, associé de façon rare à des troubles neurologiques réversibles chez les ruminants en cas d'ingestion massive. 3 5
Sa floraison précoce, parfois dès la fin de l'hiver, en fait une des premières sources de nectar et de pollen pour les abeilles solitaires et les bourdons, avant la floraison de la plupart des vivaces de jardin ; le pollen, d'un rouge cramoisi net, se voit facilement sur les pattes des butineuses. 2
Variétés, confusions et plantes proches
Aucun cultivar horticole stable n'est largement diffusé pour cette espèce : les sujets rencontrés au jardin correspondent presque toujours au type sauvage, issu d'une ressemée spontanée plutôt que d'un semis volontaire. Seules des variétés botaniques comme var. incisum, aux feuilles plus découpées, ou var. moluccellifolium sont reconnues par POWO, sans statut ornemental particulier. 1
Les confusions fréquentes concernent :
- Lamium amplexicaule, dont les feuilles supérieures embrassent directement la tige, sans pétiole ;
- Glechoma hederacea (lierre terrestre), qui rampe au sol en s'enracinant à chaque nœud et dégage une odeur mentholée nette ;
- Urtica urens et Urtica dioica, dont la silhouette évoque le lamier pourpre mais dont les poils urticants piquent réellement.
Ces distinctions comptent d'autant plus que ces espèces partagent souvent le même habitat rudéral, en bordure de potager ou de pelouse peu entretenue, ce qui multiplie les occasions de confusion pour qui cherche à identifier une jeune pousse avant floraison. 5
Sources principales
- Plants of the World Online / Kew, Lamium purpureum L.
- Wikipedia EN, Lamium purpureum
- Plants For A Future, Lamium purpureum
- NC State Extension Gardener Plant Toolbox, Lamium purpureum
- Cornell CALS Weed Science, Deadnettles (Lamium purpureum and L. amplexicaule)
- Tela Botanica / BDTFX, Lamium purpureum L.
- International Plant Names Index, Lamium purpureum L.
- Wikidata, Lamium purpureum
Questions fréquentes
Le lamier pourpre est-il une ortie ?
Non. Lamium purpureum appartient à la famille des Lamiaceae, celle de la menthe, pas à celle des orties (Urticaceae). Le nom vient seulement d'une ressemblance de silhouette ; la plante n'a aucun poil urticant.
Le lamier pourpre est-il toxique ?
Aucune toxicité n'est documentée pour l'humain ou les animaux domestiques. Les jeunes pousses et feuilles sont même consommées crues en salade ou cuites comme légume de printemps.
Comment distinguer le lamier pourpre du lamier amplexicaule ?
Le repère le plus fiable est le pétiole des feuilles du sommet. Chez Lamium purpureum, ces feuilles restent pétiolées ; chez Lamium amplexicaule, elles embrassent directement la tige, sans pétiole visible.
Le lamier pourpre est-il envahissant au jardin ?
Il n'est pas classé invasif en France, où il est indigène. Son cycle annuel et sa ressemée abondante en font surtout une adventice commune des potagers et pelouses peu entretenues, facile à arracher avant la formation des graines.
Pourquoi les feuilles du haut sont-elles pourpres ?
La teinte pourpre concentrée au sommet de la tige n'a pas de fonction toxique ; elle apparaît surtout sur les jeunes feuilles proches de l'inflorescence, tandis que les feuilles basales restent vertes.
Le lamier pourpre est-il utile aux insectes ?
Sa floraison précoce, parfois dès la fin de l'hiver, en fait une des premières sources de nectar et de pollen pour les abeilles solitaires et les bourdons de la saison, avant la floraison de la plupart des vivaces de jardin.
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En cas de doute sur la toxicité d’une plante, demandez conseil à un botaniste ou à un vétérinaire.






