Mélèze laricin (Larix laricina, (Du Roi) K.Koch 1873)

Le mélèze laricin (Larix laricina) est un conifère de la famille des Pinaceae, originaire des tourbières et forêts boréales d'Amérique du Nord, du Yukon jusqu'à Terre-Neuve. Comme le mélèze d'Europe, c'est l'un des rares conifères à perdre entièrement ses aiguilles chaque hiver ; un feuillage tendre reparaît vert pâle au printemps suivant, doré puis jaune vif à l'automne avant la chute complète.

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Nom scientifiqueLarix laricina
GenreLarix
OrdrePinales

Mélèze laricin, Mélèze d'Amérique, Tamarack, Hackmatack, Eastern larch et American larch

Identité
Toxicité
Prudence : humains, dont enfants · Non toxique : chats, chiens et animaux · À vérifier : chevaux
Niveau d'entretien
Faible
Type de plante
Type de feuilles
Caduc
Durée de vie
Vivace
Pays d'origine
CanadaÉtats-Unis
Habitat
Tourbières à sphaignes et muskegs boréals sur sols organiques froids et mal drainés ; aussi sols minéraux humides en limite nord de l'aire
Saisonnalité
Floraison
Printemps
Récolte
Automne
Croissance
Dormance
Dormant en hiver
Vitesse de croissance
6/10
Temps de maturation
Premiers cônes vers 15 ans en plein soleil, 35 à 40 ans en peuplement dense
Multiplication
Semis, Greffe
Climat & Eau
Température
Rusticité
Résistance au vent
40–60 km/h
Humidité
55–85 %
Arrosage
Très peu
Peu
Modéré
Élevé
Très élevé
Tolérance à la sécheresse
Non
Sol
pH du sol
Types de sol
Sol frais à humide, Sol riche
Sol salin
Non toléré
Lumière & Emplacement
Exposition lumineuse
Plein soleil strict, ne tolère pas l'ombre dense
Extérieur
Massif, Pleine terre
Pots
Grand bac
Apparence
Hauteur1000–2500 cmÉtalement400–900 cm
Feuilles
VertJaune
Larix laricina — feuilles 1
Larix laricina — feuilles 2
Larix laricina — feuilles 3
Larix laricina — feuilles 4
Larix laricina — feuilles 5
Fleurs
RougeJaune
Larix laricina — fleurs 1
Fruits
MarronRougeTaille1–2 cm
Larix laricina — fruits 1
Larix laricina — fruits 2
Larix laricina — fruits 3
Larix laricina — fruits 4
Larix laricina — fruits 5
Port
Larix laricina — port 1
Larix laricina — port 2
Larix laricina — port 3
Larix laricina — port 4
Larix laricina — port 5
Écorce
Marron
Larix laricina — écorce 1
Larix laricina — écorce 2
Larix laricina — écorce 3
Larix laricina — écorce 4
Larix laricina — écorce 5

Répartition mondiale

L'aire native de Larix laricina couvre l'Amérique du Nord boréale, du Yukon et de l'intérieur de l'Alaska jusqu'à Terre-Neuve-et-Labrador, avec une extension au sud jusqu'au Minnesota et à l'ouest de la Virginie. L'espèce est aussi cultivée en horticulture bien au-delà de cette aire, notamment au Royaume-Uni, où elle reste parfaitement rustique.

  • Native2
  • Canada
  • États-Unis

Hexagones : régions de présence. Points verts : aire native.1

Identité

Le mélèze laricin (Larix laricina (Du Roi) K.Koch, 1873), aussi appelé mélèze d'Amérique ou tamarack, est un conifère de la famille des Pinaceae, originaire des régions boréales d'Amérique du Nord. Comme son cousin européen Larix decidua, il perd la totalité de ses aiguilles chaque automne, un comportement rare que seul le cyprès chauve partage parmi les conifères d'Amérique du Nord. 1 2

L'arbre mesure 10 à 25 m de hauteur, pour un tronc qui dépasse rarement 60 cm de diamètre. Sa cime conique et clairsemée laisse passer une lumière abondante jusqu'au sol, même chez un sujet adulte, ce qui explique la présence fréquente d'un sous-bois herbacé sous ses branches, là où un couvert d'épinettes plus dense l'empêcherait. 2 7

Le nom tamarack vient de l'algonquin akemantak, qui signifie « bois pour raquettes à neige » ; les peuples autochtones utilisaient aussi ses racines souples comme fil pour coudre les canots d'écorce. 6 4

Reconnaissance

Larix laricina se reconnaît d'abord à ses aiguilles souples, bleu-vert, groupées par 10 à 20, parfois jusqu'à 60, sur de courts rameaux ; sur les jeunes pousses de l'année, elles poussent isolées en spirale. En automne, ces aiguilles jaunissent puis tombent entièrement, et l'arbre reste nu tout l'hiver, à la différence des épinettes et des sapins voisins qui gardent leur feuillage toute l'année. 2 7

Les cônes, dressés et ovoïdes, mesurent 1 à 2 cm et portent une dizaine à une trentaine d'écailles. Les jeunes cônes femelles, teintés de rouge ou de violet au printemps, brunissent progressivement à l'approche de la maturité, un repère utile pour dater la saison de floraison. 7

L'écorce, grise et lisse chez le jeune sujet, devient brun-rougeâtre, fine et écailleuse à maturité, rarement plus épaisse qu'un centimètre. Cette écorce mince explique en partie pourquoi l'arbre résiste mal au feu, à la différence d'essences à écorce épaisse comme certains pins. 7 2

Taxonomie utile

Johann Philipp Du Roi décrit l'espèce en 1771 sous le nom Pinus laricina ; Karl Koch la reclasse dans le genre Larix en 1873, d'où l'autorité combinée qui figure aujourd'hui dans le nom accepté. L'épithète laricina signifie « semblable au mélèze », en référence au mélèze d'Europe, que Linné avait d'abord classé sous le nom de Pinus larix. 1

Plusieurs noms régionaux ont longtemps circulé pour des populations périphériques, aujourd'hui rattachées à la même espèce :

  • Larix laricina var. alaskensis (W.Wight) Raup
  • Larix laricina subsp. alaskensis (W.Wight) Silba
  • Larix laricina var. americana (Michx.) Lemmon
  • Larix americana Michx.

Les populations isolées d'Alaska, distinguées un temps sous le nom Larix alaskensis pour leurs cônes à écailles plus étroites, restent aujourd'hui indissociables des populations de l'Est de l'aire. Le repère stable demeure le nom scientifique accepté, Larix laricina. 7 1

Habitat et répartition

L'aire native de Larix laricina couvre l'Amérique du Nord boréale, du Yukon et de l'intérieur de l'Alaska jusqu'à Terre-Neuve-et-Labrador, avec une extension au sud jusqu'au Minnesota et à l'ouest de la Virginie. 2 7

L'espèce pousse sur des sols organiques froids et gorgés d'eau, tourbières à sphaignes et muskegs, où elle cohabite avec l'épinette noire et, plus ponctuellement, avec le thuya occidental, deux essences qui partagent les mêmes sols détrempés. En limite nord de son aire, où ces peuplements mixtes s'éclaircissent, elle gagne aussi les sols minéraux plus secs des versants exposés. 2

Espèce pionnière, elle colonise les tourbières ouvertes et les zones récemment brûlées grâce à ses graines ailées dispersées par le vent, avant d'être peu à peu remplacée par l'épinette noire, plus tolérante à l'ombre. Le mélèze laricin, lui, ne supporte pas l'ombrage : privé de pleine lumière, un jeune semis dépérit rapidement. 2

Cycle et reproduction

Les cônes mâles et femelles apparaissent sur le même arbre, entre fin avril et début mai, avant l'ouverture complète des nouvelles aiguilles. Les graines mûrissent en une seule saison et se dispersent par le vent en septembre et octobre, mais elles ne restent viables qu'environ un an après leur libération. 2

En pleine lumière, un jeune plant grandit vite : près de 20 cm dès la première saison, le double après trois ans. Les premiers cônes apparaissent vers 15 ans en peuplement clair, contre 35 à 40 ans dans un couvert dense. En limite nord de l'aire, où la fructification devient rare, le marcottage naturel des branches basses prend le relais du semis pour assurer la reproduction. 2

Usages et risques

Le bois du mélèze laricin, dense, dur et résistant à la pourriture même immergé, a longtemps servi à la construction navale, aux poteaux, aux traverses de chemin de fer et aux piquets de clôture ; ses racines souples, elles, servaient de fil pour coudre les canots d'écorce. 4 6

Ni l'écorce ni les aiguilles ne sont considérées comme toxiques pour les principaux animaux domestiques. La résine et les aiguilles peuvent toutefois irriter la peau au contact chez les personnes sensibles, un risque comparable à celui du mélèze d'Europe. 4

Le mélèze laricin résiste mal au feu : son écorce fine et ses racines peu profondes ne le protègent pas, et ses graines tombées au sol, dépourvues d'endosperme protecteur, sont détruites par la chaleur. La tenthrède du mélèze reste son principal ravageur, capable de tuer un arbre après six à neuf ans de défoliation répétée. 2

Variétés, confusions et plantes proches

Les cultivars horticoles restent rares comparés à ceux du mélèze d'Europe. Girard Dwarf offre un port nain et compact adapté aux petits jardins ; Nash Pendula développe de longs rameaux retombants perpétués par greffage ; Arethusa Bog, sélection issue d'une tourbière du Maine, convient au bac ou au bonsaï. 5

Les confusions fréquentes concernent :

  • Larix decidua, le mélèze d'Europe, à l'aire naturelle alpine et carpatique bien distincte ;
  • Larix kaempferi, le mélèze du Japon, aux jeunes pousses teintées de rouge-brun ;
  • l'épinette noire (Picea mariana), voisine la plus commune du mélèze en tourbière, dont les aiguilles isolées et persistantes tranchent avec celles du mélèze une fois l'automne venu.

Le repère le plus fiable reste saisonnier : un conifère qui perd toutes ses aiguilles en hiver et repousse en vert tendre au printemps, dans une tourbière ou un sol gorgé d'eau d'Amérique du Nord, ne peut être que le mélèze laricin. 7

Sources principales

Questions fréquentes

Le mélèze laricin perd-il vraiment ses aiguilles en hiver ?

Oui. Larix laricina est l'un des rares conifères à perdre la totalité de son feuillage chaque automne, après une coloration jaune vif. Un nouveau feuillage tendre repousse dès le printemps suivant.

Le mélèze laricin est-il un sapin ou une épinette ?

Non. Malgré une silhouette conique proche, Larix laricina appartient au genre Larix, distinct des genres Abies (sapins) et Picea (épinettes), au sein de la même famille des Pinaceae.

Comment distinguer un mélèze laricin d'un mélèze d'Europe ?

Les deux espèces se ressemblent beaucoup. Larix laricina pousse naturellement en Amérique du Nord boréale, souvent en tourbière, tandis que Larix decidua est originaire des Alpes et des Carpates ; leurs cônes et jeunes pousses diffèrent aussi légèrement.

Le mélèze laricin est-il toxique ?

Non, il n'est pas considéré comme toxique pour les principaux animaux domestiques. La résine et les aiguilles peuvent toutefois irriter la peau au contact chez les personnes sensibles.

Où pousse naturellement le mélèze laricin ?

Son aire native couvre l'Amérique du Nord boréale, du Yukon et de l'intérieur de l'Alaska jusqu'à Terre-Neuve-et-Labrador, avec une extension au sud jusqu'au Minnesota et à l'ouest de la Virginie.

Pourquoi le mélèze laricin pousse-t-il dans les tourbières ?

L'espèce tolère les sols organiques froids, acides et gorgés d'eau que peu d'autres conifères supportent, ce qui lui permet de coloniser les tourbières où l'épinette noire est son principal concurrent.

Le mélèze laricin est-il menacé ?

Non. L'espèce couvre une aire très vaste et reste classée préoccupation mineure par l'UICN ; sa principale menace localisée reste la tenthrède du mélèze lors des épidémies de défoliation.

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