Chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum, L. 1753)

Le chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum) est une liane arbustive volubile de la famille des Caprifoliaceae, native d'Europe occidentale et méridionale jusqu'au Maroc. Ses fleurs tubulaires blanc crème à jaune, intensément parfumées surtout la nuit, s'ouvrent tout l'été et laissent place à des baies rouges en automne.

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Nom scientifiqueLonicera periclymenum
GenreLonicera
OrdreDipsacales

Chèvrefeuille des bois, Chèvrefeuille commun, Chèvrefeuille sauvage, Woodbine, European honeysuckle et Waldgeißblatt

Identité
Toxicité
Baies toxiques chien et chat, effet purgatif à forte dose chez l'humain
Niveau d'entretien
Faible
Type de plante
Type de feuilles
Caduc
Durée de vie
Vivace
Pays d'origine
FranceRoyaume-UniEspagneMarocAllemagneNorvègeTurquie
Habitat
Lisières de forêts, haies champêtres, fourrés et broussailles ombragées, souvent en climat atlantique
Saisonnalité
Floraison
Été
Récolte
Automne
Croissance
Dormance
Dormant en hiver
Vitesse de croissance
8/10
Temps de maturation
Première floraison en 2-3 ans, port mature en quelques années sur support
Multiplication
Bouturage de tige avec nœud, Semis
Climat & Eau
Température
Rusticité
Résistance au vent
< 20 km/h
Humidité
50–80 %
Arrosage
Très peu
Peu
Modéré
Élevé
Très élevé
Tolérance à la sécheresse
Oui
Sol
pH du sol
Types de sol
Argile, limon ou sable, Sol calcaire, Sol drainé
Sol salin
Non toléré
Lumière & Emplacement
Exposition lumineuse

Offrez beaucoup de lumière ambiante, sans soleil direct sur les feuilles.

Racines à l'ombre, sommet au soleil ou en mi-ombre
Extérieur
Haie champêtre, Pleine terre
Pots
Grand bac, Pot avec tuteur
Apparence
Hauteur300–800 cmÉtalement200–400 cm
Feuilles
Vert
Fleurs
BlancCrèmeJauneRougeTaille3–5 cm
Fruits
Rouge
Port
Lonicera periclymenum — port 1
Écorce
VertMarron

Répartition mondiale

L'aire native de Lonicera periclymenum couvre l'Europe occidentale et méridionale, du sud de la Scandinavie au Maroc, et s'étend à l'est jusqu'en Turquie et dans le Caucase. En France, l'espèce est présente presque partout sauf sur le pourtour méditerranéen, où elle cède la place à d'autres chèvrefeuilles.

  • Native7
  • France
  • Royaume-Uni
  • Espagne
  • Maroc
  • Allemagne
  • Norvège
  • Turquie

Hexagones : régions de présence. Points verts : aire native.1

Identité

Le chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum L., 1753), aussi nommé chèvrefeuille commun ou woodbine en anglais, est une liane arbustive volubile du genre Lonicera, dans la famille des Caprifoliaceae. Le genre honore Adam Lonitzer, botaniste allemand du XVIᵉ siècle, tandis que l'épithète periclymenum vient du grec et évoque le comportement grimpant de la plante autour de son support. 1

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Au Royaume-Uni, Lonicera periclymenum est la seule espèce de chèvrefeuille véritablement indigène. Shakespeare l'évoque à deux reprises sous le nom de woodbine dans Le Songe d'une nuit d'été, une notoriété qui tient surtout à son parfum, intense après la tombée du jour. 7

Reconnaissance

Lonicera periclymenum est une liane déciduée aux tiges minces, ligneuses et creuses, qui s'enroulent volubilement vers la gauche autour d'un support, sans vrille ni crampon. La liane atteint couramment 3 à 8 m de hauteur pour un étalement de 2 à 4 m, avec une croissance rapide une fois le pied bien installé. 3 8

Les feuilles, opposées, ovales à elliptiques, à pétiole court ou absent, restent toujours séparées à la base, même juste sous les fleurs. Les fleurs tubulaires et bilabiées, groupées en verticilles denses de 4 à 17 fleurs au sommet des rameaux, mesurent 3 à 5 cm de long : blanc crème à jaunâtre à l'ouverture, souvent teintées de rouge pourpre à l'extérieur, elles jaunissent en vieillissant. 7 3

Le parfum, discret en journée, devient intense la nuit, quand la fleur attire les papillons de nuit à longue trompe qui seuls atteignent le nectar au fond du tube floral. Les baies rouge vif qui suivent, groupées en petites grappes, mûrissent en fin d'été et en automne. 7

Taxonomie utile

Le nom accepté par POWO/WCVP est Lonicera periclymenum L., publié dans Species Plantarum en 1753. Plusieurs variétés et formes régionales ont été décrites, notamment en péninsule Ibérique et au Maroc, où l'espèce est parfois traitée à part comme Lonicera periclymenum subsp. hispanica (Boiss. & Reut.) Nyman. 1 2

Chez Lonicera periclymenum, les feuilles proches des fleurs restent toujours séparées ; chez son proche parent Lonicera caprifolium, les feuilles supérieures se soudent en une collerette qui entoure la tige. Cette différence de structure foliaire, plus nette que la couleur des fleurs, suffit souvent à trancher entre les deux espèces sur le terrain.

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Habitat et répartition

L'aire native couvre l'Europe occidentale et méridionale, du sud de la Scandinavie jusqu'au Maroc, avec une extension vers l'est en Turquie et dans le Caucase. En France, l'espèce occupe presque tout le territoire hors zone méditerranéenne, où elle cède la place à d'autres chèvrefeuilles mieux adaptés à l'été sec. 7

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L'espèce colonise les lisières forestières, les haies champêtres, les fourrés et les broussailles ombragées, en évitant en général les sols trop calcaires à l'état naturel. En culture horticole, elle se montre nettement plus tolérante et pousse aussi bien en sol argileux, limoneux ou sableux, calcaire ou non. 4 3

Les baies attirent grives et bouvreuils, qui dispersent les graines après digestion, tandis que le muscardin, petit rongeur forestier, utilise l'écorce fibreuse du chèvrefeuille pour tisser son nid d'été et boit le nectar de ses fleurs. Cultivée hors de son aire native comme plante ornementale, l'espèce reste rarement signalée comme problématique, à la différence de Lonicera japonica, envahissante dans plusieurs régions tempérées. 7

Cycle et reproduction

La floraison s'étale de juin à septembre, parfois jusqu'aux premières gelées en climat doux. Les fleurs, hermaphrodites et autofertiles, sont pollinisées surtout par les papillons de nuit à longue trompe, qui seuls peuvent atteindre le nectar au fond du tube floral profond ; les abeilles domestiques en restent largement exclues. 4 7

Les baies mûrissent en fin d'été et en automne, rouge vif, groupées en petites grappes d'environ 8 mm de diamètre chacune. La multiplication horticole passe surtout par le bouturage de tige avec nœud, prélevé en été sur du bois semi-aoûté, plus rapide et plus fiable qu'un semis dont la levée reste lente et irrégulière après stratification au froid. 8 4

Usages et risques

L'usage principal reste ornemental, pour habiller un mur, une pergola, un grillage ou une vieille haie champêtre dans un jardin naturel ou un jardin pour la faune. La règle de culture classique tient en une phrase : racines à l'ombre, sommet au soleil ou en mi-ombre légère. 3 5

Historiquement, les fleurs séchées entraient dans des tisanes contre la toux et les affections respiratoires. Les baies rouges sont légèrement toxiques : ingérées en grande quantité, elles provoquent un effet purgatif chez l'humain, et restent aussi considérées comme toxiques pour les chiens et les chats, donc hors de portée des jeunes enfants. 4 8

La plante ne pose en général aucun problème sanitaire sérieux, mais reste sensible aux pucerons du chèvrefeuille, aux thrips, aux aleurodes et à l'oïdium : ce dernier se développe surtout quand le pied manque d'eau et que l'air stagne au cœur d'une ramure trop dense. 5

Variétés, confusions et plantes proches

Deux cultivars dominent le commerce horticole : 'Serotina', à floraison précoce et prolongée, pourpre rougeâtre à l'extérieur, et 'Graham Thomas', à floraison plus tardive, blanc crème virant au jaune doré. Les deux ont reçu l'Award of Garden Merit de la Royal Horticultural Society. 3

Plusieurs lianes de haie prêtent à confusion. Lonicera japonica, semi- persistante et originaire d'Asie, s'enroule dans le même sens mais devient envahissante hors de son aire native, contrairement à Lonicera periclymenum. Clematis vitalba grimpe en s'accrochant par ses pétioles plutôt qu'en enroulant sa tige, et Hedera helix s'ancre par des racines aériennes crampons, un comportement totalement différent du volubilisme du chèvrefeuille. 7

Ces différences de mode d'accroche, bien plus que la seule couleur des fleurs ou des baies, restent le critère le plus fiable pour identifier Lonicera periclymenum sur le terrain, en toute saison.

Sources principales

Questions fréquentes

Comment distinguer Lonicera periclymenum de Lonicera caprifolium ?

Chez Lonicera caprifolium, les feuilles situées sous les fleurs sont soudées entre elles et entourent la tige comme une collerette. Chez Lonicera periclymenum, les feuilles restent toujours séparées, même près de l'inflorescence.

Le chèvrefeuille des bois est-il toxique ?

Les baies rouges sont légèrement toxiques en grande quantité, avec un effet purgatif décrit chez l'humain. Elles sont aussi considérées comme toxiques pour les chiens et les chats et doivent rester hors de portée des jeunes enfants.

Pourquoi mon chèvrefeuille ne fleurit-il pas ou peu ?

Le manque de lumière au sommet de la liane et une taille faite avant la floraison sont les deux causes les plus fréquentes. La floraison se forme sur le bois de l'année précédente, d'où l'importance de tailler seulement après.

Dans quel sens s'enroule la tige du chèvrefeuille des bois ?

La tige s'enroule volubilement vers la gauche autour de son support, sans vrille ni crampon. Ce comportement grimpant la distingue d'une clématite, qui s'accroche par ses pétioles, ou du lierre, qui s'ancre par des racines aériennes.

Le chèvrefeuille des bois est-il envahissant en France ?

Non, l'espèce est native de la quasi-totalité du territoire français hors zone méditerranéenne. Le statut envahissant concerne surtout Lonicera japonica, une espèce asiatique proche mais distincte, hors de son aire d'origine.

Quelle différence entre les cultivars 'Serotina' et 'Graham Thomas' ?

'Serotina' fleurit tôt et longtemps, avec des fleurs pourpre rougeâtre à l'extérieur. 'Graham Thomas' fleurit plus tard en saison, avec des fleurs blanc crème qui virent au jaune doré en vieillissant.

Peut-on cultiver le chèvrefeuille des bois en pot ?

Oui, dans un grand bac muni d'un tuteur ou d'un petit treillis, à condition de rempoter régulièrement et de surveiller l'arrosage, le substrat en pot se desséchant plus vite qu'en pleine terre.

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En cas de doute sur la toxicité d’une plante, demandez conseil à un botaniste ou à un vétérinaire.