Poirier commun (Pyrus communis, L. 1753)

Le poirier commun (Pyrus communis) est un arbre fruitier caduc de la famille des Rosaceae, cultivé pour son fruit comestible, la poire. Issu d'une longue domestication en Europe et en Asie occidentale, il se multiplie par greffage, demande le plus souvent une pollinisation croisée et reste sensible au feu bactérien. C'est l'une des espèces fruitières majeures du verger tempéré.

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Nom scientifiquePyrus communis
GenrePyrus
OrdreRosales

Poirier commun, Poirier cultivé, Poirier, European pear, Common pear et Wild pear

Identité
Toxicité
Non toxique : humains · Prudence : chats, chiens et chevaux
Niveau d'entretien
Modéré
Type de plante
Type de feuilles
Caduc
Durée de vie
Vivace
Pays d'origine
FranceAllemagneItalieTurquieIran
Habitat
Vergers, jardins et haies champêtres sur sols profonds et drainés des régions tempérées ; formes sauvages en lisières et bois clairs
Saisonnalité
Floraison
Printemps
Récolte
ÉtéAutomne
Croissance
Dormance
Dormant en hiver
Vitesse de croissance
5/10
Temps de maturation
Première récolte significative 4 à 8 ans après greffage
Multiplication
Greffe, Semis
Climat & Eau
Température
Rusticité
Résistance au vent
40–60 km/h
Humidité
40–70 %
Arrosage
Très peu
Peu
Modéré
Élevé
Très élevé
Tolérance à la sécheresse
Non
Sol
pH du sol
Types de sol
Sol profond, Sol drainé, Sol riche
Sol salin
Non toléré
Lumière & Emplacement
Exposition lumineuse
Extérieur
Verger, Jardin fruitier, Haie champêtre
Pots
Bac profond
Apparence
Hauteur400–2000 cmÉtalement300–800 cm
Feuilles
Vert
Pyrus communis — feuilles 1
Pyrus communis — feuilles 2
Pyrus communis — feuilles 3
Pyrus communis — feuilles 4
Pyrus communis — feuilles 5
Fleurs
Blanc
Pyrus communis — fleurs 1
Pyrus communis — fleurs 2
Pyrus communis — fleurs 3
Pyrus communis — fleurs 4
Pyrus communis — fleurs 5
Fruits
VertJauneMarron
Pyrus communis — fruits 1
Pyrus communis — fruits 2
Pyrus communis — fruits 3
Pyrus communis — fruits 4
Pyrus communis — fruits 5
Port
Pyrus communis — port 1
Pyrus communis — port 2
Pyrus communis — port 3
Pyrus communis — port 4
Pyrus communis — port 5
Écorce
Marron
Pyrus communis — écorce 1
Pyrus communis — écorce 2
Pyrus communis — écorce 3
Pyrus communis — écorce 4
Pyrus communis — écorce 5

Répartition mondiale

Pyrus communis est une espèce d'origine hybridogène, fixée par la culture à partir de poiriers sauvages d'Europe et d'Asie occidentale. Son aire naturelle est difficile à tracer car la plante a été disséminée très tôt par l'agriculture ; on la rencontre aujourd'hui à l'état cultivé dans toutes les régions tempérées, et naturalisée çà et là hors de son berceau.

  • Native5
  • Introduite2
  • France métropolitaine
  • Allemagne
  • Italie
  • Turquie
  • Iran
  • États-Unis
  • Australie

Hexagones : régions de présence. Points verts : aire native.1

Identité

Le poirier commun (Pyrus communis L., 1753) est un arbre fruitier caduc de la famille des Rosaceae, dans le genre Pyrus. C'est l'une des espèces fruitières majeures du verger tempéré, cultivée pour son fruit charnu, la poire. D'origine hybridogène, il a été fixé par la culture à partir de poiriers sauvages d'Europe et d'Asie occidentale. 1 4

Au jardin, le poirier est un arbre rustique et durable, qui peut dépasser le siècle. Ses noms communs, poirier commun ou poirier cultivé, le distinguent des nombreux poiriers sauvages restés localisés. La plante se multiplie par greffage, demande le plus souvent une pollinisation croisée et reste sensible au feu bactérien. 2 3

Reconnaissance

Pyrus communis se reconnaît d'abord à son port dressé, souvent plus étroit et plus haut que celui du pommier, et à ses feuilles simples, ovales, finement dentées et luisantes, portées par un long pétiole. Le feuillage vire fréquemment au rouge orangé à l'automne avant la chute. 3 6

Au printemps, l'arbre se couvre de fleurs blanches à cinq pétales, groupées en corymbes, dont les anthères passent du rouge au noir. Le fruit qui leur succède est la poire, charnue, de forme typique élargie vers la base, à chair renfermant de petites cellules pierreuses autour du cœur — un caractère qui distingue la poire de la pomme. 4 2

Les rameaux portent des dards et des lambourdes, ces organes courts qui groupent boutons à fleur et futurs fruits. L'écorce, d'abord lisse, se crevasse avec l'âge en petites plaques grises. En verger, un sujet adulte mesure couramment 4 à 8 m, mais un poirier franc non taillé peut dépasser 15 à 20 m. 3 5

Taxonomie utile

L'espèce a été décrite par Linné en 1753 sous le nom Pyrus communis L. Le genre Pyrus compte de nombreuses espèces sauvages, et le poirier cultivé a reçu plusieurs noms anciens aujourd'hui rangés en synonymes. Les principaux à connaître sont :

  • Pyrus communis subsp. communis
  • Pyrus communis var. sativa (DC.) DC.
  • Pyrus achras Gaertn.
  • Pyrus domestica Medik.
  • Malus communis (L.) Poir.

Le repère stable reste le nom scientifique accepté, Pyrus communis, car les noms de variétés comme Williams ou Conférence désignent des sélections horticoles et non des espèces ou des variétés botaniques distinctes. La sous-espèce type, Pyrus communis subsp. communis, correspond à la forme cultivée largement diffusée. 1 7

Habitat et répartition

Pyrus communis est une espèce d'origine hybridogène, dont l'aire naturelle est difficile à tracer : la plante a été disséminée très tôt par l'agriculture, à partir de poiriers sauvages d'Europe et d'Asie occidentale. On la rencontre aujourd'hui à l'état cultivé dans toutes les régions tempérées du globe. 1 4

Dans son milieu, le poirier apprécie les sols profonds, frais mais bien drainés, et plutôt neutres. Il redoute les terres trop calcaires, qui provoquent une chlorose sur certains porte-greffes, et les sols gorgés d'eau, propices à la pourriture des racines. Une exposition chaude et ensoleillée favorise la maturation des fruits. 6 2

Au-delà des vergers, des formes plus ou moins sauvages se rencontrent en haies champêtres, lisières et bois clairs, parfois naturalisées hors du berceau d'origine, par exemple en Amérique du Nord et en Australie. Ces présences correspondent à une plante introduite par la culture, à distinguer des poiriers réellement spontanés. 7 3

Cycle et reproduction

Comme les autres Rosaceae à pépins, le poirier fleurit au printemps, peu avant ou avec le débourrement des feuilles. Ses fleurs hermaphrodites sont pollinisées par les insectes, abeilles en tête. La plupart des variétés sont autostériles : elles exigent une pollinisation croisée par une seconde variété compatible fleurissant à la même période, ce qui impose de planter plusieurs arbres au verger. 4 2

Après fécondation, l'ovaire et le réceptacle se développent en poire, fruit charnu qui renferme les pépins. La gelée tardive est le principal ennemi de cette étape : elle peut détruire les fleurs ouvertes et compromettre toute la récolte. En verger, les poires se cueillent le plus souvent fermes, puis finissent de mûrir en fruitier, faute de quoi beaucoup de variétés blettissent par le cœur sur l'arbre. 3 5

La multiplication conforme ne passe pas par les pépins, qui ne reproduisent pas la variété, mais par le greffage. On soude un greffon de variété sur un porte-greffe choisi pour sa vigueur : le cognassier donne des arbres nains et précoces, adaptés aux formes palissées et à la culture en bac, tandis que le franc de poirier produit de grands sujets vigoureux et longévifs. Le semis de pépins, lui, sert surtout à obtenir des porte-greffes ou à la recherche variétale. Du greffage à la première récolte significative, il faut compter quatre à huit ans selon le porte-greffe et la conduite. 6 5

Usages et risques

L'usage du poirier est avant tout fruitier : la poire se consomme fraîche, mais entre aussi dans des compotes, des tartes, des conserves au sirop, des eaux-de-vie et le poiré, une boisson fermentée proche du cidre. Le bois de poirier, dur et homogène, est recherché en ébénisterie, en lutherie et pour la gravure. La floraison printanière en fait par ailleurs une bonne plante mellifère pour les abeilles. 4 5

Côté risques, la chair de la poire est comestible et sans danger. Comme chez d'autres Rosaceae, seuls les pépins contiennent de l'amygdaline, un hétéroside cyanogène : il faudrait en broyer et en avaler de grandes quantités pour libérer assez de cyanure et provoquer un effet, ce qui rend la prudence purement théorique pour un fruit consommé normalement. Pour les animaux domestiques, le fruit charnu n'est pas classé comme toxique, mais les pépins en grande quantité méritent la même réserve. 5 2

Le principal danger sanitaire concerne l'arbre lui-même : le poirier est très sensible au feu bactérien, dû à la bactérie Erwinia amylovora, qui noircit fleurs et jeunes pousses recourbées en crosse et peut tuer le sujet. La lutte passe par la coupe large des parties atteintes, la désinfection des outils et la limitation des apports d'azote. La tavelure, la rouille grillagée liée aux genévriers voisins et le psylle du poirier complètent la liste des problèmes courants au verger. 2 6

Variétés, confusions et plantes proches

Les nombreuses variétés ne sont pas des espèces séparées, mais des sélections horticoles. Williams est une poire d'été parfumée à chair fondante ; Conférence et Doyenné du Comice sont des poires d'automne réputées ; Beurré Hardy et Louise Bonne d'Avranches complètent un verger en échelonnant les récoltes et en assurant la pollinisation croisée. Avant l'achat, mieux vaut vérifier la variété, le porte-greffe et la compatibilité de floraison. 2

Les confusions les plus fréquentes concernent d'autres Rosaceae à pépins :

  • Malus domestica, le pommier, à fruit rond sans cellules pierreuses ;
  • Cydonia oblonga, le cognassier, aussi utilisé comme porte-greffe du poirier ;
  • Pyrus pyraster, le poirier sauvage, souvent épineux et à petits fruits âpres.

La forme du fruit en poire, les cellules pierreuses de la chair et le port plus dressé que le pommier restent les repères les plus fiables pour confirmer qu'un arbre est bien Pyrus communis. 3 1

Sources principales

Questions fréquentes

La poire est-elle toxique ?

La chair de la poire est comestible et sans danger pour l'humain. Seuls les pépins contiennent de l'amygdaline, un composé cyanogène ; il faudrait en broyer et en avaler de grandes quantités pour un effet réel, ce qui rend le risque négligeable en pratique.

Faut-il deux poiriers pour avoir des fruits ?

Le plus souvent oui. La plupart des variétés sont autostériles et demandent une pollinisation croisée par une seconde variété compatible fleurissant en même temps. Quelques variétés, comme Conférence, sont partiellement autofertiles mais produisent mieux à plusieurs.

Pourquoi greffe-t-on le poirier ?

Un pépin de poire ne reproduit pas la variété d'origine et donne un arbre aléatoire, souvent long à fructifier. Le greffage d'un greffon de variété sur un porte-greffe garantit le type de poire et permet de choisir la vigueur de l'arbre.

Qu'est-ce que le feu bactérien du poirier ?

C'est une maladie grave due à la bactérie Erwinia amylovora. Elle noircit fleurs et jeunes pousses qui se recourbent en crosse, et peut tuer l'arbre. On coupe largement sous les parties atteintes et on désinfecte les outils, l'azote excessif aggravant la sensibilité.

Quand récolter les poires ?

La plupart des poires se cueillent fermes, avant pleine maturité, puis finissent de mûrir en fruitier. Cueillies trop tard, beaucoup de variétés blettissent par le cœur ou deviennent farineuses sur l'arbre.

Quelles plantes confond-on avec le poirier ?

Les confusions concernent surtout d'autres Rosaceae à pépins, comme le pommier et le cognassier. La forme du fruit en poire, les cellules pierreuses de la chair et le port plus dressé que le pommier restent de bons repères.

Le poirier pousse-t-il bien en pot ?

Oui, sur un porte-greffe nanifiant comme le cognassier, dans un grand bac profond et drainé. Il faut alors arroser plus suivi, surveiller la fertilisation et associer une variété pollinisatrice à proximité.

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En cas de doute sur la toxicité d’une plante, demandez conseil à un botaniste ou à un vétérinaire.