Jamalac (Syzygium samarangense, (Blume) Merr. & L.M.Perry 1938)

Le jamalac (Syzygium samarangense) est un arbre fruitier persistant de la famille des Myrtaceae, originaire de la péninsule malaise et des îles Andaman-et-Nicobar. Son fruit en forme de cloche ou de poire, à la peau très fine et cireuse, se distingue par quatre lobes calicinaux charnus restés à son extrémité. Largement diffusé dans les régions tropicales depuis l'Antiquité, il porte aussi les noms de pomme d'eau et de pomme cire.

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Nom scientifiqueSyzygium samarangense
GenreSyzygium
OrdreMyrtales

Jamalac, Pomme d'eau, Pomme cire, Wax apple, Java apple et Makopa

Identité
Toxicité
Non toxique : humains, dont enfants, chats, chiens et animaux · À vérifier : chevaux
Niveau d'entretien
Modéré
Type de plante
Type de feuilles
Persistant
Durée de vie
Vivace
Pays d'origine
MalaisieIndonésiePhilippinesThaïlandePapouasie-Nouvelle-GuinéeInde
Habitat
Forêts côtières tropicales humides de basse altitude, berges de rivières, vergers et jardins tropicaux
Saisonnalité
Floraison
PrintempsÉté
Récolte
ÉtéAutomne
Croissance
Dormance
Non dormant
Vitesse de croissance
4/10
Temps de maturation
Mise à fruit en 2 à 5 ans sur sujet marcotté ou greffé, 5 à 6 ans depuis un semis
Multiplication
Marcottage aérien, Greffe, Semis
Climat & Eau
Température
Rusticité
Résistance au vent
< 20 km/h
Humidité
60–85 %
Arrosage
Très peu
Peu
Modéré
Élevé
Très élevé
Tolérance à la sécheresse
Non
Sol
pH du sol
Types de sol
Sol riche, Sol drainé
Sol salin
Non toléré
Lumière & Emplacement
Exposition lumineuse
Plein soleil recommandé, mi-ombre tolérée jeune
Extérieur
Verger, Jardin fruitier
Pots
Bac profond, Bac
Apparence
Hauteur500–1200 cmÉtalement400–800 cm
Feuilles
Vert
Syzygium samarangense — feuilles 1
Syzygium samarangense — feuilles 2
Syzygium samarangense — feuilles 3
Syzygium samarangense — feuilles 4
Syzygium samarangense — feuilles 5
Fleurs
BlancJauneTaille2–4 cm
Syzygium samarangense — fleurs 1
Syzygium samarangense — fleurs 2
Syzygium samarangense — fleurs 3
Syzygium samarangense — fleurs 4
Syzygium samarangense — fleurs 5
Fruits
RougeBlancVert
Syzygium samarangense — fruits 1
Syzygium samarangense — fruits 2
Syzygium samarangense — fruits 3
Syzygium samarangense — fruits 4
Syzygium samarangense — fruits 5
Port
Syzygium samarangense — port 1
Syzygium samarangense — port 2
Syzygium samarangense — port 3
Syzygium samarangense — port 4
Syzygium samarangense — port 5
Écorce
Marron
Syzygium samarangense — écorce 1
Syzygium samarangense — écorce 2
Syzygium samarangense — écorce 3
Syzygium samarangense — écorce 4
Syzygium samarangense — écorce 5

Répartition mondiale

Selon USDA GRIN, l'aire native de Syzygium samarangense couvre le Myanmar, la Thaïlande, l'Indonésie, la Malaisie, les Philippines, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et les îles Salomon. D'autres sources situent le berceau strict à la péninsule malaise et aux îles Andaman-et-Nicobar, avec une diffusion préhistorique très ancienne vers le reste de l'aire. Cette double lecture reflète surtout la difficulté à dater une introduction si ancienne.

  • Native6
  • Introduite2
  • Malaisie
  • Indonésie
  • Philippines
  • Thaïlande
  • Papouasie-Nouvelle-Guinée
  • Inde (Andaman-et-Nicobar)
  • Hawaï (États-Unis)
  • Australie

Hexagones : régions de présence. Points verts : aire native.1

Identité

Le jamalac (Syzygium samarangense (Blume) Merr. & L.M.Perry, 1938), aussi appelé pomme d'eau ou pomme cire, est un arbre fruitier persistant de la famille des Myrtaceae, dans le genre Syzygium. L'épithète samarangense renvoie à Semarang, ville portuaire de Java où l'espèce a longtemps été cultivée avant sa description botanique formelle. 3 9

Le repère le plus fiable pour confirmer l'espèce à l'achat tient en une phrase : 4 lobes calicinaux charnus, persistants à l'extrémité du fruit, un critère plus constant que la couleur de la peau, qui varie du rouge clair au blanc crème ou au presque noir selon la variété. 4

Carl Ludwig Blume décrit d'abord l'espèce sous le nom de Myrtus samarangensis, en 1826, avant sa recombinaison dans le genre Syzygium par Merrill et Perry en 1938. Le nom anglais wax apple désigne la peau fine et cireuse du fruit mûr, luisante au toucher et bien différente de la peau mate d'une pomme du genre Malus, avec lequel le jamalac n'a aucun lien de parenté botanique. 1 2

Reconnaissance

Le jamalac est un arbre à feuillage persistant qui atteint couramment 12 m de hauteur, avec un tronc court de 25 à 30 cm de diamètre et une couronne large et ouverte. L'écorce, gris rosé, se détache en plaques fines sur ce tronc court. 2 4

Les feuilles opposées, elliptiques à oblongues, mesurent 10 à 25 cm de long ; froissées, elles dégagent une odeur aromatique nette. Les fleurs blanches à jaunâtres, groupées par 3 à 30 en panicules parfumées, portent quatre pétales et de nombreuses étamines de 1,5 à 2,5 cm. 2

Le fruit en forme de cloche ou de poire mesure 4 à 6 cm de long ; sa peau très fine et cireuse va du rouge clair au blanc crème, au vert pâle ou au presque noir selon la variété. La chair du jamalac, blanche, spongieuse et croquante, renferme zéro à deux petites graines de moins d'1 cm. Ses 4 lobes calicinaux charnus, qui persistent à l'extrémité du fruit, restent un repère plus constant que la couleur de la peau pour confirmer l'espèce. 4 5

Taxonomie utile

Le genre Syzygium rassemble près d'un millier d'espèces, ce qui en fait l'un des plus grands genres d'arbres tropicaux du monde. Syzygium samarangense a longtemps circulé sous le nom d'Eugenia javanica dans la littérature horticole, une confusion qui persiste encore sur certaines étiquettes commerciales. 3

Les principaux synonymes botaniques à connaître sont :

  • Myrtus samarangensis Blume, le basionyme
  • Eugenia samarangensis (Blume) O.Berg
  • Jambosa samarangensis (Blume) DC.
  • Eugenia javanica Lam.

Le repère stable reste le nom accepté par POWO, Syzygium samarangense, publié par Merrill et Perry en 1938. 1

Habitat et répartition

Selon la classification USDA GRIN, l'aire native du jamalac s'étend du Myanmar et de la Thaïlande à l'Indonésie, aux Philippines, à la Papouasie-Nouvelle-Guinée et aux îles Salomon. D'autres sources situent le berceau strict à la péninsule malaise et aux îles Andaman-et-Nicobar, avec une diffusion préhistorique très ancienne vers le reste de cette aire. 3 8 2

Ce désaccord entre sources reflète surtout la difficulté à dater une introduction aussi ancienne, plus qu'un vrai conflit scientifique sur l'aire native du jamalac. Le jamalac pousse jusqu'à 1300 m d'altitude, sous une pluviométrie de 1500 à 2300 mm par an, avec une nette préférence pour un sol drainant à pH 6 à 7,5. 4

Aujourd'hui largement cultivé à Taïwan, en Asie du Sud-Est continentale et jusqu'à La Réunion, le jamalac est classé en préoccupation mineure par l'UICN et jugé à faible risque d'invasion à Hawaï par le programme de criblage HPWRA. 6 7

Cycle et reproduction

La multiplication par semis reste possible mais aléatoire : les graines, souvent partiellement stériles, doivent être semées fraîches, car leur viabilité chute vite après extraction du fruit. 4

En production commerciale, le marcottage aérien domine en Asie du Sud-Est, car il raccourcit nettement la mise à fruit par rapport à un semis. Le greffage sur porte-greffe de Syzygium densiflorum ou sur pommier rose (Syzygium jambos) reste une alternative pour fixer une variété commerciale. 2

Un sujet marcotté ou greffé fleurit en 2 à 5 ans, contre 5 à 6 ans pour un semis. Sous climat tropical stable, un arbre adulte bien établi peut produire jusqu'à 700 fruits par récolte ; la période de cueillette varie selon la région, de mars à mai à Ceylan, de mai à juin en Inde et de juin à août à Java. 2

Usages et risques

Le fruit vert du jamalac s'apprête salé ou cuit en sauce dans plusieurs cuisines d'Asie du Sud-Est, tandis que le fruit mûr se mange frais, peau comprise, pour sa texture croquante et juteuse, comparée à celle d'une pastèque miniature tranchée. 5 2

Les fleurs du jamalac, riches en tanins, servent traditionnellement en tisane astringente contre la fièvre et la diarrhée, et montrent une activité antibiotique faible en laboratoire. 4

Aucune toxicité n'est documentée chez le chat, le chien ou l'humain : le fruit reste un aliment courant dans les régions productrices. Le risque principal reste agronomique plutôt que sanitaire : l'anthracnose, provoquée par des champignons du genre Colletotrichum, et les mouches des fruits abîment la récolte en climat humide. Un filet posé sur la couronne pendant la fructification repousse les mouches des fruits sans traitement chimique, une prévention plus simple à mettre en œuvre qu'un fongicide de contact contre l'anthracnose une fois la maladie installée. 4

Variétés, confusions et plantes proches

Le commerce distingue surtout les variétés du jamalac par la couleur du fruit. Le cultivar thaïlandais Srinark, introduit en Floride en 1960, reste une référence ancienne aux côtés de Kong Wan Pink et Delima, deux sélections à fruit rose et chair sucrée. Les fruits presque noirs, vendus sous le nom Black Pearl à Taïwan, restent une rareté commerciale face aux variétés rouges ou roses, bien plus répandues sur les étals. 5

La confusion la plus fréquente concerne Syzygium malaccense, la pomme malacca, au fruit plus gros et rouge vif, et Syzygium jambos, le pommier rose, dont le fruit dégage un net parfum de rose et sert parfois de porte-greffe pour S. samarangense. Les 4 lobes calicinaux persistants et la peau très fine du jamalac restent des repères plus constants que la couleur du fruit, qui varie fortement d'une variété à l'autre. 2

Sources principales

Questions fréquentes

Le jamalac est-il toxique ?

Non. Aucune toxicité n'est documentée chez le chat, le chien ou l'humain. Le fruit et les fleurs sont traditionnellement consommés dans les régions productrices.

Pourquoi le jamalac s'appelle-t-il pomme cire en anglais ?

Le nom wax apple décrit la peau très fine et cireuse du fruit mûr, luisante au toucher. Cette peau se mange sans être épluchée, ce qui distingue le jamalac de nombreux autres fruits tropicaux.

Quelle est la différence avec la pomme malacca ?

Syzygium malaccense, la pomme malacca, produit un fruit plus gros et rouge vif. Le jamalac se reconnaît à ses quatre lobes calicinaux persistants et à sa peau nettement plus fine.

Peut-on manger le jamalac encore vert ?

Oui, dans certaines cuisines d'Asie du Sud-Est. Le fruit vert se consomme salé ou cuit en sauce, tandis que le fruit mûr se mange frais pour sa chair juteuse et croquante.

Combien de temps avant la première récolte ?

Un sujet marcotté ou greffé peut fleurir en 2 à 5 ans, contre 5 à 6 ans pour un semis. Un arbre adulte bien établi peut produire jusqu'à 700 fruits par récolte.

Quel climat convient au jamalac ?

L'arbre demande un climat tropical à subtropical chaud, zones USDA 10 à 12. Les dégâts apparaissent sous 7 °C et le gel proche de 0 °C est mortel, ce qui limite sa culture en pleine terre en France métropolitaine.

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En cas de doute sur la toxicité d’une plante, demandez conseil à un botaniste ou à un vétérinaire.