Noisetier commun (Corylus avellana, )
Le noisetier commun (Corylus avellana), aussi appelé coudrier, est un arbuste caduc de la famille des Betulaceae, commun dans les bois et les haies d'Europe, France comprise. Il se reconnaît à ses feuilles arrondies et duveteuses, à ses longs chatons mâles jaunes de fin d'hiver et à ses noisettes comestibles logées dans une cupule foliacée. L'espèce est monoïque, les fleurs mâles et femelles étant portées par le même pied.
Lire la suiteNoisetier commun, Noisetier, Coudrier, Avelinier, Common hazel, European hazel et Cobnut





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Répartition mondiale
L'aire native de Corylus avellana couvre l'essentiel de l'Europe, du nord de la péninsule Ibérique à la Scandinavie et jusqu'au Caucase et à l'Asie Mineure. En France, le noisetier est commun et spontané dans les bois frais, les lisières et les haies, de la plaine à la moyenne montagne. Il est aussi largement planté pour ses fruits et pour l'ornement.
- Native7
- France métropolitaine
- Royaume-Uni
- Espagne
- Allemagne
- Italie
- Suède
- Turquie
Hexagones : régions de présence. Points verts : aire native.1
Identité
Le noisetier commun (Corylus avellana L., 1753), souvent appelé coudrier, est un arbuste caduc de la famille des Betulaceae, dans le genre Corylus. C'est l'une des espèces de noisetiers les plus répandues d'Europe, et l'arbre dont proviennent les noisettes cultivées et sauvages les plus courantes du continent. 1 5
En France, le noisetier est une plante familière des bois frais, des lisières et des haies champêtres. On le cultive aussi bien pour ses fruits comestibles que pour l'ornement, sous des formes tortueuses ou pourpres. Son épithète avellana renvoie à la ville antique d'Abella, en Campanie, déjà réputée pour ses noisetiers. 7 8
Reconnaissance
Corylus avellana se reconnaît d'abord à ses feuilles : alternes, arrondies à presque cordées, doublement dentées, molles et duveteuses au revers, d'un vert moyen. Le port est celui d'une cépée buissonnante, formée de plusieurs tiges issues de rejets de souche, plutôt que d'un arbre à tronc unique. 4 2
Le caractère le plus frappant apparaît à la fin de l'hiver : de longs chatons mâles jaunes, pendants, s'allongent et libèrent un pollen abondant, souvent avant la sortie des feuilles. Sur le même pied, les fleurs femelles sont minuscules, réduites à un bouquet de stigmates rouges sortant d'un bourgeon. L'espèce est donc monoïque, mais largement auto-incompatible : le pollen d'un autre noisetier améliore nettement la fécondation. 3 4
Les fruits sont les noisettes : des akènes à coque ligneuse brune, groupés par une à quatre et logés dans une cupule foliacée découpée, qui mûrissent à l'automne. L'arbuste atteint le plus souvent 3 à 8 m de hauteur, pour une largeur de 3 à 5 m, et porte une écorce lisse, brun grisâtre, ponctuée de lenticelles claires. 2 3
Taxonomie utile
L'espèce a été décrite par Linné sous le nom Corylus avellana L. en 1753. Le noisetier a donné naissance à de nombreux noms infraspécifiques et horticoles, dont plusieurs sont aujourd'hui ramenés à la synonymie. Les principaux noms à connaître sont :
- Corylus avellana var. avellana
- Corylus avellana var. grandis Aiton
- Corylus avellana var. urticifolia (Nois.) A.DC.
- Corylus avellana f. glomerata (Aiton) W.T.Aiton
Le repère stable reste le nom scientifique accepté, Corylus avellana, car les noms de cultivars comme Contorta ou Purpurea désignent des sélections horticoles, et non des espèces ou des variétés botaniques distinctes. Le noisetier commun ne doit pas non plus être confondu avec le noisetier de Byzance, Corylus colurna, qui forme un arbre à tronc unique. 1 7
Habitat et répartition
Corylus avellana est originaire d'Europe, du nord de la péninsule Ibérique à la Scandinavie, et s'étend jusqu'au Caucase et à l'Asie Mineure. En France, il est commun et spontané dans les sous-bois frais de chênaies et de hêtraies, où il forme un sous-étage buissonnant, ainsi qu'en lisière, en haie et le long des cours d'eau. 8 7
C'est une espèce de demi-ombre et de sols frais, qui prospère de la plaine à la moyenne montagne sur des terres profondes, neutres à légèrement calcaires. Sa grande capacité de rejet de souche lui permet de coloniser les lisières et les coupes, et d'occuper durablement les haies bocagères mêlé à l'aubépine, au charme et au sureau. 4 5
Largement planté pour ses noisettes et pour l'ornement, le noisetier est cultivé bien au-delà de son aire spontanée, en Amérique du Nord comme en Asie tempérée. Ces zones de culture restent à distinguer de l'aire native européenne et caucasienne. 3 5
Cycle et reproduction
Le noisetier fleurit très tôt, en fin d'hiver, avant la plupart des arbres. Les chatons mâles libèrent leur pollen, transporté par le vent jusqu'aux fleurs femelles, dont les stigmates rouges sont alors réceptifs. Comme l'espèce est largement auto-incompatible, la présence de plusieurs noisetiers voisins est la clé d'une bonne récolte. 3 4
La fructification suit en été, et les noisettes mûrissent à l'automne, en général de fin août à octobre. Les gelées tardives de printemps sont le principal risque : elles détruisent les fleurs femelles déjà épanouies et compromettent la fructification de l'année. Le noisetier est par ailleurs très rustique et longévif, supportant des gels de l'ordre de -25 °C. 2 5
En culture, la multiplication passe par le semis, le marcottage ou le bouturage. Le semis de noisettes stratifiées au froid à l'automne lève au printemps suivant, mais donne des sujets variables. Le marcottage des rejets de souche et le bouturage conservent fidèlement le caractère d'un cultivar : ce sont les voies à choisir pour reproduire une forme tortueuse, pourpre ou une variété fruitière sélectionnée. 6 2
Usages et risques
L'usage premier du noisetier est fruitier : ses noisettes, riches en huile, sont consommées crues, grillées ou transformées, et l'espèce est cultivée en verger sous de nombreuses variétés sélectionnées. Il se plante aussi en haie bocagère mêlée à d'autres essences, et en sujet ornemental pour ses formes tortueuses et pourpres. Conduit en cépée et recépé, il fournit des tiges droites longtemps utilisées en plessis et en vannerie. 6 5
Contrairement à beaucoup d'arbustes ornementaux, le noisetier n'est pas toxique : la plante ne renferme pas de substance dangereuse notable, et ses fruits sont comestibles. La seule réserve concerne les personnes allergiques aux fruits à coque, pour qui la noisette est un allergène à éviter. Au jardin, le noisetier est donc sans danger pour les enfants et les animaux familiers. 4 6
Variétés, confusions et plantes proches
Les cultivars ornementaux ne sont pas des espèces séparées. Contorta est le célèbre noisetier tortueux, aux rameaux spiralés ; Purpurea et Fuscorubra offrent un feuillage pourpre ou rouge brun ; Aurea porte de jeunes feuilles dorées ; Pendula dessine une silhouette pleureuse. Aux côtés de ces formes décoratives, de nombreuses variétés fruitières sont sélectionnées pour la taille et le goût des noisettes. 2
Les confusions les plus fréquentes concernent :
- Corylus colurna, le noisetier de Byzance, qui forme un véritable arbre à tronc unique ;
- Corylus maxima, le noisetier franc, à cupule allongée enveloppant entièrement la noisette ;
- Carpinus betulus, le charme, aux feuilles voisines mais plus régulièrement dentées et sans noisettes.
Les chatons jaunes précoces, les stigmates rouges des fleurs femelles et les noisettes en cupule foliacée restent les repères les plus fiables pour confirmer qu'une plante est bien Corylus avellana. 4 1
Sources principales
- Plants of the World Online / Kew, Corylus avellana L.
- Royal Horticultural Society, Corylus avellana - common hazel
- Missouri Botanical Garden, Corylus avellana
- NC State Extension, Corylus avellana (European Hazelnut)
- Encyclopaedia Britannica, European filbert (hazelnut)
- Plants For A Future, Corylus avellana
- Tela Botanica, Corylus avellana L.
- INPN / MNHN, Corylus avellana L., 1753 (cd_nom 92606)
Questions fréquentes
Le noisetier est-il toxique ?
Non. Le noisetier commun n'est pas une plante toxique, et ses noisettes sont comestibles et consommées depuis des millénaires. La seule précaution concerne les personnes allergiques aux fruits à coque, pour qui la noisette est un allergène à éviter.
Pourquoi mon noisetier ne fait-il pas de noisettes ?
Le plus souvent parce qu'il est encore jeune, parce que les gelées de fin d'hiver ont détruit les fleurs femelles, ou parce que la pollinisation a manqué. Le noisetier est en grande partie auto-incompatible, et planter plusieurs sujets proches améliore nettement la fécondation croisée.
Le noisetier est-il monoïque ou dioïque ?
Il est monoïque. Les chatons mâles jaunes et les minuscules fleurs femelles à stigmates rouges sont portés par le même pied, mais la pollinisation se fait surtout par le pollen d'un autre noisetier.
Quand récolter les noisettes ?
Les noisettes mûrissent à l'automne, en général de fin août à octobre selon le climat. On les récolte quand la coque brunit et que les fruits se détachent facilement de leur cupule foliacée, ou après leur chute au sol.
Comment tailler un noisetier ?
En hiver hors gel, on conduit le noisetier en cépée, avec plusieurs tiges conservées et recépage au ras du sol des plus vieilles tous les quelques années. On enlève aussi le bois mort et l'excès de rejets de pied.
Quelle taille atteint un noisetier commun ?
C'est un arbuste de 3 à 8 m de haut, le plus souvent en cépée de plusieurs tiges plutôt qu'un arbre à tronc unique. Sa largeur reste de l'ordre de 3 à 5 m.
Quelles plantes confond-on avec le noisetier ?
Surtout le noisetier de Byzance (Corylus colurna), qui forme un arbre à tronc unique, et le charme (Carpinus betulus), aux feuilles plus régulièrement dentées. Les chatons précoces et les noisettes lèvent le doute.
Plantes similaires
En cas de doute sur la toxicité d’une plante, demandez conseil à un botaniste ou à un vétérinaire.








