Sophora du Japon (Styphnolobium japonicum, (L.) Schott 1829)

Le sophora du Japon (Styphnolobium japonicum) est un grand arbre caduc de la famille des Fabaceae, cultivé en Europe depuis le XVIIIᵉ siècle malgré une origine chinoise et coréenne. Il se reconnaît à sa floraison tardive, en juillet-août, quand la plupart des autres arbres ont déjà fleuri, et à ses gousses pendantes en forme de chapelet.

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Nom scientifiqueStyphnolobium japonicum
GenreStyphnolobium
OrdreFabales

Sophora du Japon, Arbre de miel, Arbre des pagodes, Japanese pagoda tree, Chinese scholar tree et Scholar tree

Identité
Toxicité
Graines et gousses toxiques par ingestion (cytisine)
Niveau d'entretien
Faible
Type de plante
Type de feuilles
Caduc
Durée de vie
Vivace
Pays d'origine
ChineCorée du Sud
Habitat
Terrains dégagés de moyenne montagne entre 300 et 1000 m dans l'ouest de la Chine à l'état spontané ; alignements, parcs et jardins botaniques en contexte cultivé
Saisonnalité
Floraison
Été
Récolte
Automne
Croissance
Dormance
Dormant en hiver
Vitesse de croissance
5/10
Temps de maturation
Floraison seulement après 20 à 30 ans, parfois davantage sur semis
Multiplication
Semis, Bouturage, Greffe
Climat & Eau
Température
Rusticité
Résistance au vent
20–40 km/h
Humidité
30–70 %
Arrosage
Très peu
Peu
Modéré
Élevé
Très élevé
Tolérance à la sécheresse
Oui
Sol
pH du sol
Types de sol
Sol drainé, Sol calcaire
Sol salin
Toléré
Lumière & Emplacement
Exposition lumineuse

Acceptez quelques heures de soleil direct par jour, plutôt matin ou soir.

Extérieur
Pleine terre, Massif plein soleil
Apparence
Hauteur1500–2500 cmÉtalement1000–2000 cm
Feuilles
Vert
Styphnolobium japonicum — feuilles 1
Styphnolobium japonicum — feuilles 2
Styphnolobium japonicum — feuilles 3
Styphnolobium japonicum — feuilles 4
Styphnolobium japonicum — feuilles 5
Fleurs
CrèmeBlancTaille1–1.5 cm
Styphnolobium japonicum — fleurs 1
Styphnolobium japonicum — fleurs 2
Styphnolobium japonicum — fleurs 3
Styphnolobium japonicum — fleurs 4
Styphnolobium japonicum — fleurs 5
Fruits
VertMarronTaille8–20 cm
Styphnolobium japonicum — fruits 1
Styphnolobium japonicum — fruits 2
Styphnolobium japonicum — fruits 3
Styphnolobium japonicum — fruits 4
Styphnolobium japonicum — fruits 5
Port
Styphnolobium japonicum — port 1
Styphnolobium japonicum — port 2
Styphnolobium japonicum — port 3
Styphnolobium japonicum — port 4
Styphnolobium japonicum — port 5
Écorce
VertMarron
Styphnolobium japonicum — écorce 1
Styphnolobium japonicum — écorce 2
Styphnolobium japonicum — écorce 3
Styphnolobium japonicum — écorce 4
Styphnolobium japonicum — écorce 5

Répartition mondiale

L'aire native de Styphnolobium japonicum couvre le centre, le sud et l'est de la Chine, ainsi que la Corée, malgré un nom d'espèce qui évoque le Japon. Introduite en Europe au XVIIIᵉ siècle puis diffusée dans le monde entier comme arbre d'ornement et d'alignement, l'espèce y est aujourd'hui presque exclusivement cultivée. Aux États-Unis, elle est signalée comme menace invasive émergente dans certaines régions du Mid-Atlantic.

  • Native2
  • Introduite1
  • Chine
  • Corée du Sud
  • États-Unis

Hexagones : régions de présence. Points verts : aire native.1

Identité

Le sophora du Japon (Styphnolobium japonicum (L.) Schott, 1829), aussi appelé arbre de miel ou arbre des pagodes, est un grand arbre caduc de la famille des Fabaceae, sous-famille des Faboideae. Malgré son nom, l'espèce n'est pas originaire du Japon : elle pousse à l'état spontané dans le centre, le sud et l'est de la Chine, ainsi qu'en Corée. 1 3

Le nom scientifique garde la trace de cette erreur d'origine. Carl von Linné nomme l'espèce Sophora japonica en 1767, d'après un spécimen d'herbier qu'il croit, à tort, collecté au Japon ; le genre n'est corrigé en Styphnolobium qu'en 1829, par le botaniste Heinrich Wilhelm Schott. Le nom d'usage arbre de miel, lui, vient de la floraison tardive de l'arbre, très recherchée des abeilles à une saison où peu d'autres essences offrent encore du nectar. 8

Reconnaissance

Adulte, Styphnolobium japonicum atteint couramment 15 à 25 m de haut, pour un houppier étalé de 10 à 20 m et un tronc souvent court. L'écorce, gris-brun, se fissure et se craquelle avec l'âge ; les jeunes rameaux restent vert clair pendant 3 à 4 ans avant de brunir. 4 2

Les feuilles, caduques, alternes, composées et pennées, portent 7 à 17 folioles ovales, vert sombre luisant dessus et plus pâles dessous, pour une longueur totale dépassant souvent 25 cm. Les feuilles restent vertes tard en automne, avec un jaunissement final discret plutôt qu'un embrasement coloré. 3

La floraison, tardive et parfumée, s'ouvre en juillet-août : de petites fleurs crème en forme de papillon se rassemblent en larges panicules terminales de 15 à 30 cm. Les gousses qui suivent, pendantes et étranglées entre chaque graine, évoquent un chapelet de perles ; elles brunissent en automne et persistent sur l'arbre une bonne partie de l'hiver. 4 2

Taxonomie utile

Le nom accepté par POWO/WCVP est Styphnolobium japonicum (L.) Schott, seule espèce du genre largement cultivée hors de son aire d'origine. Le basionyme et plusieurs anciennes combinaisons restent d'usage courant, notamment en horticulture et dans la littérature ancienne :

  • Sophora japonica L.
  • Sophora japonica var. pubescens (Tausch) Bosse
  • Sophora japonica f. pendula Lodd. ex Sweet
  • Sophora japonica f. violacea (Carrière) Zabel

Le nom Sophora japonica reste très employé dans le commerce horticole et les vieux catalogues de pépinières, alors que le nom botanique accepté a changé de genre en 1829. Le repère fiable pour identifier la plante reste donc l'épithète japonicum ou japonica associée à la famille des Fabaceae. 1 6

Habitat et répartition

À l'état spontané, Styphnolobium japonicum pousse en climat tempéré, en terrain découvert, souvent entre 300 et 1 000 m d'altitude dans l'ouest de la Chine. 5

Introduite en Europe au XVIIIᵉ siècle, l'espèce y est aujourd'hui presque exclusivement cultivée comme arbre d'ornement, d'alignement ou d'ombrage, appréciée pour sa tolérance à la pollution urbaine et à la sécheresse une fois établie. À Paris, le sophora du Japon compte parmi les essences de rue les plus fréquentes. 4 8

En 1747, le missionnaire jésuite Pierre Nicolas Le Chéron d'Incarville envoie de Chine des graines « d'arbre inconnu » au botaniste Bernard de Jussieu, alors intendant du Jardin du roi à Paris. L'arbre qui en naît, planté à l'actuel Jardin des Plantes, ne fleurit qu'en 1779. Cette première floraison permet enfin de rattacher les semis parisiens à l'espèce décrite par Linné. Aujourd'hui âgé de plus de 270 ans, il compte parmi les plus vieux arbres connus d'Europe. 8

Aux États-Unis, l'espèce est signalée comme menace invasive émergente dans certaines régions du Mid-Atlantic, où ses semis colonisent parfois friches et lisières. En France, le sophora du Japon reste en revanche cantonné aux plantations urbaines, sans signalement de colonisation spontanée. 4

Cycle et reproduction

La floraison n'apparaît que sur un sujet mature, généralement entre 20 et 30 ans après un semis, parfois davantage. Pour un sujet planté jeune en ville, il faut donc compter jusqu'à 30 ans avant la toute première floraison. 2 5

Les fleurs, mellifères, attirent fortement les abeilles à une période de l'été où le nectar se raréfie ailleurs. Une fois pollinisées, les fleurs forment des gousses charnues qui mûrissent lentement jusqu'en automne, avant de brunir et de persister sur l'arbre une bonne partie de l'hiver. 8 4

La multiplication se fait surtout par semis, après trempage des graines dans l'eau chaude, ou par bouture de rameaux semi-aoûtés prélevés en juillet-août avec talon. Le cultivar pleureur 'Pendula', qui ne fleurit pratiquement jamais, se propage exclusivement par greffage sur tige haute. 5

Usages et risques

Le sophora du Japon est planté avant tout comme arbre d'ornement, en alignement, en isolé ou comme arbre d'ombrage dans les parcs : il tolère bien la pollution et les sols urbains compactés. 4

Les graines et les gousses contiennent de la cytisine, un alcaloïde toxique en cas d'ingestion : les symptômes rapportés associent troubles digestifs et agitation, voire des atteintes plus sévères en cas d'ingestion massive. Le feuillage et les fleurs, à l'inverse, ne posent pas ce risque et sont même récoltés en usage traditionnel. 3

En médecine chinoise traditionnelle, les boutons floraux et les gousses séchées figurent parmi les plantes de référence, employés contre l'hypertension et les troubles circulatoires. Les feuilles sont aussi une source de rutine, un flavonoïde présent en concentration supérieure à celle du sarrasin, source commerciale la plus courante de ce flavonoïde. 5

Variétés, confusions et plantes proches

Le commerce horticole retient surtout trois cultivars, chacun avec un profil distinct. 'Pendula' est une forme pleureuse toujours greffée sur tige haute, à floraison rare ou quasi absente. 'Regent', une sélection nord-américaine, pousse plus vite et fleurit plus tôt et plus abondamment que le type. 'Princeton Upright', une forme colonnaire brevetée, convient aux plantations urbaines à largeur contrainte.

La confusion la plus fréquente concerne Robinia pseudoacacia, le robinier faux-acacia. Les deux arbres partagent un feuillage composé penné et des fleurs papilionacées blanches. Le robinier se distingue pourtant par trois traits nets : une floraison printanière, des épines sur ses jeunes rameaux et une écorce profondément crevassée. Le sophora du Japon, lui, n'a pas d'épines et fleurit tardivement, en plein été.

Sources principales

Questions fréquentes

Le sophora du Japon vient-il vraiment du Japon ?

Non. L'aire native de Styphnolobium japonicum couvre le centre, le sud et l'est de la Chine, ainsi que la Corée. Le nom d'espèce vient d'un spécimen d'herbier que Linné croyait, à tort, collecté au Japon en 1767.

Le sophora du Japon est-il toxique ?

Les graines et les gousses contiennent de la cytisine, un alcaloïde toxique en cas d'ingestion, avec troubles digestifs et agitation possibles. Le feuillage et les fleurs ne posent pas ce risque et sont même récoltés en usage traditionnel.

Pourquoi mon jeune sophora ne fleurit-il pas ?

La floraison n'apparaît généralement qu'entre 20 et 30 ans après un semis, parfois davantage. Un jeune sujet planté en ville peut donc mettre plusieurs décennies avant sa première floraison.

Comment distinguer le sophora du Japon du robinier faux-acacia ?

Les deux arbres partagent un feuillage composé penné et des fleurs papilionacées blanches, mais le robinier fleurit au printemps et porte des épines sur ses jeunes rameaux, à l'inverse du sophora, sans épines et à floraison estivale tardive.

Le sophora du Japon est-il envahissant ?

Aux États-Unis, l'espèce est signalée comme menace invasive émergente dans certaines régions du Mid-Atlantic. En France, elle reste essentiellement cantonnée aux plantations urbaines et n'est pas documentée comme envahissante.

Le sophora du Japon a-t-il des usages médicinaux ?

En médecine chinoise traditionnelle, les boutons floraux et les gousses séchées figurent parmi les plantes de référence contre l'hypertension et les troubles circulatoires. Les feuilles sont aussi une source de rutine, un flavonoïde, en concentration supérieure à celle du sarrasin.

Quelle est la différence entre 'Pendula' et le sophora du Japon classique ?

Le cultivar 'Pendula' est une forme pleureuse toujours greffée sur tige haute, au port retombant et à la floraison rare ou absente. Les besoins de culture restent ceux de l'espèce type.

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