Souci officinal (Calendula officinalis, L. 1753)

Le souci officinal (Calendula officinalis), aussi appelé souci des jardins, est une plante annuelle ou bisannuelle de la famille des Asteraceae, probablement originaire du bassin méditerranéen occidental. Cultivé depuis l'Antiquité pour ses capitules jaune vif à orange profond, il sert à la fois de plante ornementale, de fleur comestible et de remède externe traditionnel. Il est réputé non toxique pour les chats et les chiens.

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Nom scientifiqueCalendula officinalis
GenreCalendula
FamilleAsteraceae
OrdreAsterales

Souci des jardins, Souci commun, Souci, Pot marigold et Garden marigold

Identité
Toxicité
Non toxique pour les chats et les chiensNon toxique : humains, dont enfants, chats et chiens · À vérifier : chevaux
Niveau d'entretien
Faible
Type de plante
Herbacée · Fleur annuelle
Type de feuilles
Caduc
Durée de vie
Annuelle
Pays d'origine
EspagneItalie
Habitat
Terrains vagues, sols cultivés, bords de chemins en Europe méridionale ; naturalisé largement en zones tempérées
Saisonnalité
Floraison
PrintempsÉtéAutomne
Croissance
Cycle
Annuelle
Dormance
Non dormant
Vitesse de croissance
7/10
Multiplication
Semis, Semis sous abri
Climat & Eau
Température
Rusticité
Humidité
30–50 %
Arrosage
Modéré, régulier en saison chaude
Tolérance à la sécheresse
Oui
Sol
pH du sol
Types de sol
Sol bien drainé, Sol drainé, Argile, limon ou sable
Sol salin
Non toléré
Lumière & Emplacement
Exposition lumineuse
Note lumière
Plein soleil à mi-ombre légère
Extérieur
Massif, Massif plein soleil, Potager, Bac
Apparence
Hauteur0.4–0.8 mÉtalement0.3–0.6 m
Feuilles
Vert
Fleurs
JauneOrangeTaille4–7 cm
Port
Calendula officinalis — port 1
Écorce
Vert

Répartition mondiale

Le souci officinal est probablement originaire du bassin méditerranéen occidental, mais sa très longue histoire de culture rend son aire native exacte incertaine selon POWO. Il est aujourd'hui largement naturalisé en Europe et dans les régions tempérées chaudes du monde, où il se ressème spontanément. Il faut donc distinguer un berceau méditerranéen présumé d'une présence mondiale due à la culture et à l'échappée de jardins.

  • Native2
  • Introduite1
  • Espagne
  • Italie
  • Royaume-Uni

Hexagones: régions sourcées. Points verts: aire native. Statuts d'après POWO (Kew).

Identité

Le souci officinal (Calendula officinalis L., 1753), aussi nommé souci des jardins, est une plante herbacée de la famille des Asteraceae, décrite par Linné dès 1753. C'est l'une des fleurs de jardin les plus anciennement cultivées d'Europe, à la fois ornementale, comestible et médicinale. 1 2

Botaniquement, l'espèce est une vivace de courte durée, mais elle supporte mal les hivers froids et se conduit presque toujours comme une annuelle qui se ressème d'elle-même. Son nom français souci ne vient pas de l'inquiétude : il dérive du bas latin solsequia, « qui suit le soleil » (de sol, « soleil », et sequi, « suivre »), forme qui a donné « solsie », « soucy » puis « souci ». 3 4

Le nom de genre Calendula, lui, date du Moyen Âge et provient du latin calendae, premier jour du mois : un sens proche de calendrier ou d'almanach, car les capitules s'ouvrent et se ferment au rythme du soleil (nyctinastie). L'épithète officinalis signale enfin une plante vendue dans les officines des pharmaciens, c'est-à-dire à usage médicinal. 3 5

Reconnaissance

Le souci officinal forme une touffe basse, ramifiée, de 40 à 80 cm de haut, aux feuilles oblongues-lancéolées, alternes et sessiles, légèrement aromatiques. Les capitules mesurent 4 à 7 cm de diamètre et réunissent des fleurs en rayon autour d'un centre disqué, dans une gamme allant du jaune vif à l'orange profond. 6 7

Le trait le plus typique reste la nyctinastie : les fleurs se ferment la nuit et se rouvrent au soleil. Après la floraison, chaque capitule produit des akènes recourbés de formes variées, sans aigrette, qui favorisent une dispersion mixte et un ressemis spontané abondant. 3

La floraison se déroule en très longue succession, du printemps jusqu'aux premières gelées en climat tempéré, ce qui explique en partie le nom de genre rapporté au calendrier. Le port reste bas et étalé, d'une largeur souvent comparable à la hauteur, ce qui en fait une plante adaptée aux bordures et aux jardinières. 8 9

Les akènes mêmes constituent un bon caractère d'identification : sur un seul capitule coexistent plusieurs formes recourbées, parfois ailées ou hérissées, alors que la plupart des Asteraceae produisent des graines plus homogènes. Cette hétérogénéité favorise une dispersion mixte, par le vent, les animaux et la simple gravité. 3

Taxonomie utile

L'espèce a été publiée par Linné en 1753 et reste acceptée sous le nom Calendula officinalis L. dans la famille des Asteraceae (anciennement Compositae). La longue histoire de culture a généré de nombreux synonymes à connaître pour ne pas multiplier les espèces fantômes :

  • Caltha officinalis (L.) Moench
  • Calendula aurantiaca Kotschy ex Boiss.
  • Calendula eriocarpa DC.
  • Calendula officinalis var. prolifera Gaudin
  • Calendula prolifera Steud.
  • Calendula santamariae Font Quer

Le repère stable reste le nom scientifique accepté, Calendula officinalis, validé de façon concordante par les référentiels botaniques internationaux et nationaux. 1 4 10 À l'oral, le mot anglais marigold prête à confusion : il désigne aussi les tagètes (œillets d'Inde), d'un genre différent. 1 2

Sur le plan cytogénétique, le nombre chromosomique rapporté est variable, 2n = 28, 32 ou 36, ce qui reflète une longue domestication et une part de variabilité au sein de l'espèce. 11

Habitat et répartition

L'espèce est probablement originaire du bassin méditerranéen occidental, mais sa très longue culture rend l'aire native exacte incertaine ; POWO situe son origine en Méditerranée occidentale, notamment en Espagne. On la rencontre sur terrains vagues, sols cultivés et bords de chemins en Europe méridionale. 1 12

Hors de ce berceau présumé, le souci s'est naturalisé plus au nord en Europe et dans d'autres régions tempérées chaudes du globe, où il se ressème volontiers. En France, l'espèce est répertoriée par l'inventaire national du Muséum, mais sa présence tient surtout aux cultures et aux échappées de jardins plutôt qu'à des populations réellement sauvages. Il faut donc bien distinguer une origine méditerranéenne présumée d'une présence mondiale qui relève de la culture. 4 9

Sa rusticité est large, des zones USDA 2 à 11 selon les références horticoles, et ses akènes tolèrent un froid intense, ce qui explique sa capacité à revenir spontanément au printemps. 7 12

Cycle et reproduction

Le souci est une plante de plein soleil : il fleurit le mieux avec au moins six heures d'ensoleillement direct, sur un sol léger, pauvre et bien drainé. Un sol trop riche en azote pousse le feuillage au détriment des fleurs. L'arrosage doit rester modéré, plus fréquent par forte chaleur et fait de préférence le matin pour que le feuillage sèche. 7 8

La multiplication se fait par semis des akènes directement en place, au printemps ou à l'automne ; la plante se ressème ensuite seule d'une année sur l'autre. Supprimer régulièrement les fleurs fanées prolonge nettement la floraison, tandis que laisser monter les capitules en graines tend à épuiser la plante. 8 12

Côté santé, le souci connaît peu de problèmes graves. Les principaux ennuis sont l'oïdium sur feuillage humide, ainsi que pucerons, limaces, escargots et aleurodes sur les jeunes pousses. 9

Usages et risques

Le souci a un triple usage : ornemental, comestible et médicinal, et son emploi est documenté de longue date. Dès le XIIe siècle, Hildegarde de Bingen l'employait contre la teigne du cuir chevelu et Albert le Grand le recommandait comme cicatrisant ; sa culture figure même parmi les plantes prescrites dans les domaines royaux par Charlemagne dans le capitulaire De Villis. 3

Au jardin, c'est une fleur de massif, de bordure et de potager, souvent associée aux légumes comme fleur compagne mellifère. Ses pétales et ses feuilles sont comestibles, au goût légèrement amer et poivré ; les boutons floraux peuvent se confire au vinaigre avant ouverture, et les pétales colorent salades, soupes, riz et pâtisseries en servant de substitut au safran comme colorant. C'est aussi une plante tinctoriale domestique fournissant un jaune. 3 12

En usage traditionnel, le souci est surtout un remède externe appliqué sur les irritations cutanées, petites plaies, piqûres et inflammations légères ; il entre dans des crèmes et pommades cicatrisantes. L'OMS reconnaît son emploi topique sur les plaies superficielles et inflammations modérées de la peau et des muqueuses. 12 13

Cet usage repose sur la composition des capitules : flavonoïdes (dérivés de quercétine et d'isorhamnétine), triterpènes saponosides, caroténoïdes responsables de la couleur et huiles essentielles. La fraction triterpénique, en particulier le faradiol, porte une part notable de l'effet anti-inflammatoire mis en évidence sur la peau. Les données cliniques restent toutefois limitées et l'emploi documenté demeure principalement topique. 3 13

Le profil de risque est faible. L'ASPCA classe Calendula officinalis (garden marigold) comme non toxique pour les chiens et les chats. Le seul bémol documenté est un faible potentiel de dermatite de contact en usage topique chez les personnes allergiques aux Asteraceae. Aucune toxine notable n'est rapportée pour l'ingestion alimentaire ordinaire des pétales. 14 12

Variétés, confusions et plantes proches

Le souci a donné de nombreux cultivars horticoles, surtout sélectionnés pour la couleur et le doublement des fleurs. Parmi les plus répandus figurent Fiesta Gitana, série naine récompensée par l'Award of Garden Merit de la Royal Horticultural Society, Orange King à grandes fleurs doubles orange, Pacific Beauty dans les jaunes et orangés, et la série Touch of Red aux pétales bicolores. 8 6

La confusion la plus fréquente est linguistique : en anglais, marigold recouvre à la fois le souci (Calendula) et les tagètes (œillets d'Inde, genre Tagetes), pourtant distincts. Le nom scientifique reste le repère le plus sûr pour les départager. 7 5

Au sein même du genre, le souci officinal côtoie le souci des champs (Calendula arvensis), aussi nommé souci sauvage ou souci des vignes : plus petit, à akènes du centre un peu différents, il partage des propriétés voisines mais reste une espèce distincte de l'horticole. 3

Sources principales

Questions fréquentes

Le souci officinal est-il toxique pour les chats et les chiens ?

Non. L'ASPCA classe Calendula officinalis (garden marigold) comme non toxique pour les chiens et les chats. Un risque faible de dermatite de contact existe chez les personnes allergiques aux Asteraceae en usage topique.

Les fleurs de souci sont-elles comestibles ?

Oui. Les pétales et les feuilles sont comestibles, au goût légèrement amer et poivré. Les pétales colorent salades, soupes, riz et pâtisseries, et servent de substitut au safran comme colorant.

Le souci est-il une plante annuelle ou vivace ?

Botaniquement, c'est une vivace de courte durée, mais il survit mal aux hivers froids. En climat tempéré, on le cultive presque toujours comme annuelle qui se ressème seule.

D'où vient le souci officinal ?

Il est probablement originaire du bassin méditerranéen occidental, mais sa très longue culture rend l'origine exacte incertaine. Il est aujourd'hui naturalisé dans une grande partie des régions tempérées.

Comment prolonger la floraison du souci ?

En supprimant régulièrement les fleurs fanées et en le cultivant en plein soleil sur sol pauvre et drainé. La floraison se poursuit alors du printemps jusqu'aux premières gelées.

Le souci a-t-il des usages médicinaux ?

Traditionnellement, oui. Il est employé en usage externe sur les irritations cutanées, petites plaies et inflammations ; l'OMS reconnaît son emploi topique sur plaies superficielles et inflammations légères de la peau.

Faut-il confondre le souci avec l'œillet d'Inde ?

Non. Le souci officinal (Calendula) est distinct des tagètes (œillets d'Inde), bien que les deux soient appelés marigold en anglais. Le nom scientifique reste le repère le plus fiable.

Plantes similaires

Données botaniques compilées à partir de sources de référence (RHS, Kew Gardens, POWO). Le contenu de cette fiche est indicatif et ne remplace pas l'avis d'un botaniste ou d'un vétérinaire en cas de doute sur la toxicité.