Pommier domestique (Malus domestica, (Suckow) Borkh. 1803)

Le pommier domestique (Malus domestica) est un arbre fruitier caduc de la famille des Rosaceae, cultivé pour ses pommes. Issu d'une longue domestication à partir du pommier sauvage d'Asie centrale, c'est l'arbre fruitier de pépins le plus répandu des régions tempérées. Greffé sur porte-greffe et le plus souvent dépendant d'une pollinisation croisée, il rassemble des milliers de variétés au verger.

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Nom scientifiqueMalus domestica
GenreMalus
FamilleRosaceae
OrdreRosales

Pommier commun, Pommier cultivé, Apple, Apple tree et Cultivated apple

Identité
Toxicité
Fruit comestible pour l'humain ; pépins et feuilles à risque pour les animauxNon toxique : humains · Prudence : chats, chiens et chevaux
Niveau d'entretien
Modéré
Type de plante
Arbre fruitier
Type de feuilles
Caduc
Durée de vie
Vivace
Pays d'origine
KazakhstanAsie centrale
Habitat
Arbre fruitier des vergers et jardins de plein soleil sur sols profonds et drainés ; non spontané dans la flore sauvage sous sa forme cultivée
Saisonnalité
Floraison
Printemps
Récolte
ÉtéAutomne
Croissance
Cycle
Vivace
Dormance
Dormant en hiver
Vitesse de croissance
5/10
Temps de maturation
Première mise à fruit 3 à 8 ans après le greffage selon le porte-greffe
Multiplication
Greffage, Semis
Climat & Eau
Température
Rusticité
Résistance au vent
20–40 km/h
Humidité
4070 %
Tolérance à la sécheresse
Non
Sol
pH du sol
Types de sol
Sol profond, Sol riche, Sol drainé
Sol salin
Non toléré
Lumière & Emplacement
Exposition lumineuse
Extérieur
Verger, Massif, Pleine terre
Pots
Bac
Apparence
Hauteur2–10 mÉtalement2–8 m
Feuilles
Vert
Fleurs
BlancRose
Fruits
RougeJauneVert
Port
Malus domestica — port 1
Écorce
Marron

Répartition mondiale

Malus domestica est un cultigène issu de la domestication du pommier sauvage d'Asie centrale. Son foyer d'origine se situe dans les montagnes du Tian Shan, au Kazakhstan et dans les régions voisines, où pousse encore son ancêtre Malus sieversii. La culture du pommier s'est ensuite diffusée vers l'Europe puis le reste des régions tempérées du globe.

  • Native2
  • Kazakhstan
  • Asie centrale

Hexagones: régions sourcées. Points verts: aire native. Statuts d'après POWO (Kew).

Identité

Le pommier domestique (Malus domestica (Suckow) Borkh., 1803) est un arbre fruitier de la famille des Rosaceae, dans le genre Malus. C'est l'arbre à pépins le plus cultivé des régions tempérées, élevé pour ses pommes charnues. Né d'une longue domestication, il n'existe pas tel quel à l'état sauvage : c'est un cultigène dérivé du pommier sauvage d'Asie centrale. 1 2

Au verger, le pommier est un arbre caduc et rustique, qui perd ses feuilles en hiver et a besoin d'un repos froid pour bien fleurir. Ses noms communs, pommier commun ou pommier cultivé, le distinguent des pommiers d'ornement et des espèces sauvages du même genre. 3 4

Reconnaissance

Malus domestica se reconnaît à son port étalé et à son tronc à écorce grise qui se desquame avec l'âge. Les feuilles sont simples, ovales, finement dentées et légèrement duveteuses sur le revers. Au printemps, l'arbre se couvre de fleurs groupées en corymbes, blanches teintées de rose en bouton, à cinq pétales typiques des Rosaceae. 2 5

Le fruit est une pomme, un faux-fruit charnu dont la partie comestible provient du réceptacle floral, et dont le cœur cartilagineux renferme les graines, les pépins. Selon la variété, la pomme va du vert au rouge en passant par le jaune, pour un calibre très variable. 4 5

Un détail trahit presque toujours un arbre cultivé : la présence d'un point de greffe net à la base du tronc, là où la variété a été soudée sur un porte-greffe. Les fleurs et les fruits naissent surtout sur de courts rameaux fruitiers, les lambourdes, plus âgés que les pousses de l'année. 3 2

Taxonomie utile

L'espèce cultivée a été décrite sous le nom Malus domestica (Suckow) Borkh. en 1803, et c'est ce nom que retient aujourd'hui la base de référence Plants of the World Online. Le pommier de verger a toutefois porté plusieurs noms, et certains restent très employés ; les principaux à connaître sont :

  • Malus pumila Mill.
  • Malus communis Desf.
  • Pyrus malus L.
  • Malus domestica subsp. pumila
  • Malus ×domestica auct.

Le cas du nom Malus pumila est instructif : longtemps utilisé pour le pommier cultivé, il est aujourd'hui traité comme synonyme par Plants of the World Online, qui retient Malus domestica comme nom accepté. La graphie hybride Malus ×domestica circule aussi, car la pomme cultivée résulte de croisements entre plusieurs espèces de pommiers. Le repère stable reste le nom scientifique accepté, car les noms de variétés comme Golden Delicious désignent des sélections cultivées et non des espèces botaniques distinctes. 1 5

Habitat et répartition

Malus domestica est un cultigène : sa forme cultivée ne se rencontre pas spontanément dans la nature. Son origine remonte à la domestication du pommier sauvage Malus sieversii, qui pousse encore dans les montagnes du Tian Shan, au Kazakhstan et dans les régions voisines d'Asie centrale. 1 2

De ce foyer, la culture du pommier s'est diffusée le long des anciennes routes commerciales vers le Proche-Orient, puis l'Europe, avant de gagner l'ensemble des régions tempérées du globe. On le cultive aujourd'hui en vergers et en jardins de plein soleil, sur des sols profonds, frais et bien drainés. 3 4

Là où il pousse, le pommier de verger correspond à un arbre planté et greffé, non à une plante sauvage. Des pommiers peuvent toutefois s'échapper des cultures et s'installer dans les haies et les bocages à partir de pépins, mais ces sujets spontanés ne reproduisent pas les variétés cultivées. 5 2

Cycle et reproduction

Le pommier fleurit au printemps, après le débourrement des feuilles. Ses fleurs hermaphrodites, blanches et rosées, sont pollinisées par les abeilles et autres insectes. La plupart des variétés sont auto-stériles : pour nouer des fruits, elles ont besoin du pollen d'une autre variété à floraison concordante, ce qui explique l'intérêt de planter plusieurs pommiers ou un pommier d'ornement à proximité. 3 2

Après fécondation, le réceptacle floral grossit pour former la pomme, tandis que les pépins mûrissent au cœur du fruit. La récolte s'étale de la fin de l'été à l'automne selon la variété et le porte-greffe. Un pépin germe facilement après une période de froid, mais l'arbre obtenu ne reproduit pas la variété mère : c'est tout l'intérêt du greffage. 4 5

En culture, la multiplication passe donc par le greffage d'une variété sur un porte-greffe choisi pour la vigueur recherchée, du sujet nain de balcon au grand arbre de plein vent. Le semis de pépins, lui, sert surtout à produire des porte-greffes ou à créer de nouvelles variétés. Du greffage à la première mise à fruit, il faut compter de trois à huit ans selon le porte-greffe et la conduite de l'arbre. 3 2

Usages et risques

L'usage du pommier est avant tout fruitier : la pomme se consomme crue, cuite, en jus ou en cidre, et sa chair est comestible et sans danger pour l'humain. C'est l'un des fruits les plus cultivés au monde, décliné en des milliers de variétés de table, à cuire ou à cidre. Au jardin, sa floraison printanière nourrit aussi abeilles et insectes butineurs. 2 5

Tout n'est cependant pas comestible dans l'arbre. Les pépins, les feuilles et l'écorce renferment un glycoside cyanogène, l'amygdaline, qui libère du cyanure lors de la digestion. Pour l'humain, avaler quelques pépins entiers reste sans conséquence, mais l'ASPCA classe le pommier comme toxique pour les chats, les chiens et les chevaux, chez qui l'ingestion de feuilles ou de pépins peut provoquer un empoisonnement. Mieux vaut donc tenir ces animaux à l'écart des tailles, des feuilles tombées et des trognons. 6 7

Variétés, confusions et plantes proches

Les innombrables variétés ne sont pas des espèces séparées, mais des sélections multipliées par greffage. Golden Delicious et Granny Smith comptent parmi les plus répandues ; Reine des Reinettes et Belle de Boskoop sont des variétés anciennes appréciées au verger de jardin. Avant l'achat, mieux vaut vérifier la rusticité, le porte-greffe et la présence d'une variété pollinisatrice compatible.

Les confusions les plus fréquentes concernent d'autres Rosaceae fruitières et les pommiers sauvages :

  • Pyrus communis, le poirier, autre fruitier à pépins au fruit allongé ;
  • Malus sylvestris, le pommier sauvage d'Europe, à petits fruits acides ;
  • Malus sieversii, le pommier sauvage d'Asie centrale, ancêtre des variétés cultivées.

Le point de greffe à la base du tronc, la pomme à cœur cartilagineux et la floraison rose et blanche restent les repères les plus fiables pour confirmer qu'un arbre est bien le pommier Malus domestica. 4 1

Sources principales

Questions fréquentes

La pomme est-elle toxique ?

La chair de la pomme est comestible et sans danger pour l'humain. En revanche, les pépins, les feuilles et l'écorce contiennent un glycoside cyanogène ; l'ASPCA classe le pommier comme toxique pour les chats, les chiens et les chevaux, surtout par ingestion de feuilles ou de pépins.

Pourquoi greffe-t-on les pommiers ?

Un pépin ne reproduit pas la variété mère, car la pomme naît d'une pollinisation croisée. Pour obtenir des fruits identiques, on greffe chaque variété sur un porte-greffe, qui règle aussi la vigueur et la taille de l'arbre.

Faut-il deux pommiers pour avoir des pommes ?

Le plus souvent, oui. La plupart des variétés sont auto-stériles et ont besoin du pollen d'une autre variété à floraison concordante. Un pommier voisin ou un pommier d'ornement suffit le plus souvent à assurer la pollinisation.

Quel sol et quelle exposition pour un pommier ?

Le pommier veut le plein soleil et un sol profond, frais et bien drainé, plutôt neutre. Il redoute les terres gorgées d'eau, qui font pourrir les racines, et donne peu de fruits à l'ombre.

Quand récolte-t-on les pommes ?

La récolte s'étale de la fin de l'été à l'automne selon la variété. Une pomme mûre se détache aisément quand on la soulève, et les premières chutes de fruits sains signalent souvent le bon moment.

Quelles plantes confond-on avec le pommier ?

La confusion la plus fréquente concerne le poirier, autre Rosaceae à pépins, et les pommiers d'ornement ou sauvages à petits fruits. La forme du fruit et le point de greffe à la base du tronc restent de bons repères.

D'où vient le pommier cultivé ?

C'est un cultigène issu de la domestication du pommier sauvage d'Asie centrale, Malus sieversii, dans les montagnes du Tian Shan. De ce foyer, la culture s'est diffusée vers l'Europe puis toutes les régions tempérées.

Plantes similaires

Données botaniques compilées à partir de sources de référence (RHS, Kew Gardens, POWO). Le contenu de cette fiche est indicatif et ne remplace pas l'avis d'un botaniste ou d'un vétérinaire en cas de doute sur la toxicité.